Le Mont-Saint-Michel

▶ Découvrir l’histoire du Mont-Saint-Michel
▶ Apprendre du vocabulaire en lien avec l’architecture

Sommaire

  1. Vocabulaire
  2. Vidéo
  3. Transcription
  4. Questions
  5. Réponses aux questions de compréhension (page 2)

Vocabulaire

gagner en importancedevenir plus important
se laisser aller (à)ne plus faire attention à son comportement
faire amende honorablereconnaître ses tords et s’excuser
mettre en chantier (qqch)engager = débuter = s’atteler à = engager = commencer
un lieu de détention = un établissement pénitentiaireune prison
s’exécuterobéir
compenser (par/avec)équilibrer
reposer sur = être soutenu pars’appuyer sur
les vicissitudesles événements heureux et malheureux
d’autant plus que…surtout que… (all the more so since… / いっそう)
l’ordre des bénédictinsun ordre religieux suivant la règle de Saint Benoît (Sanctus Benedictus)
le scriptoriumlieu d’un monastère où les moines écrivent et copient les manuscrits

Vidéo

Transcription

Avez-vous entendu parler du Mont-Saint-Michel ? Peut-être y êtes-vous déjà allé. Mais que savez-vous de ce site classé sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ? Que connaissez-vous de son histoire, de son architecture, ou de sa situation géographique ? Bref, savez-vous pourquoi le Mont-Saint-Michel est l’un des monuments historiques les plus visités de France ?

1. Géographie

Le Mont-Saint-Michel se trouve au nord-ouest de la France, à la frontière entre la Bretagne et la Normandie.

La commune du Mont-Saint-Michel comprend un territoire sur le continent et un îlot rocheux coiffé par la célèbre abbaye. C’est ce rocher, sur lequel un culte est dédié à l’archange Saint-Michel depuis le 8e siècle, qui a donné son nom à la fois à la commune et à la baie toute entière.

On accède au rocher montois par un pont-passerelle, puis il faut gravir la rue principale du village pour arriver à l’abbaye. Si on veut éviter un tant soit peu la foule, on peut aussi passer par les remparts qui longent le côté est.

Une fois dans l’abbaye, l’ascension continue, jusqu’à arriver à l’église qui couronne ce chef d’œuvre architectural.

3. Histoire

Personne ne peut dire précisément quand est-ce que le Mont Tombe est devenu un lieu de culte.

Mais l’histoire chrétienne du Mont-Saint-Michel commence, selon la tradition, au VIIIe siècle. En 708, l’archange Saint-Michel serait apparu par trois fois à l’évêque d’Avranches, Aubert, pour lui ordonner de construire un oratoire sur l’îlot appelé le Mont Tombe. Il s’exécute et le rocher est bientôt rebaptisé « le Mont-Saint-Michel-au-péril-de-la-mer ». En dépit de sa dangerosité d’accès, le lieu gagne en importance, les pèlerins y affluent et une petite communauté villageoise s’installe auprès des religieux qui édifient une église et une chapelle au Xe siècle.

En 966, le duc Richard Ier de Normandie chasse la communauté religieuse, qui se serait un peu trop laissée aller aux joies de l’existence, et donne le Mont à des moines de l’ordre des bénédictins. Soutenus financièrement par les ducs de Normandie, anciens vikings installés en France et futurs conquérants de l’Angleterre, ils vont entamer la construction d’une grande abbaye.

Le sommet du rocher montois est si petit qu’il ne peut soutenir qu’une partie du grand bâtiment religieux. L’église repose donc en partie sur le rocher, la croisée du transept, et en partie sur un soutènement constitué principalement de 4 cryptes, dont l’une est l’ancienne chapelle pré-romane construite par la première communauté chrétienne et toujours visible de nos jours : Notre-Dame-sous-Terre.

Pendant les XIe et XIIe siècles, on construit ainsi l’église romane, et les bâtiments monastiques entourant l’église. Ces constructions subissent à plusieurs reprises des dégâts : effondrements, tempêtes, incendies dus à la foudre…

Au début du XIIIe siècle, le Mont est cette fois victime de grands dommages lors d’une tentative d’invasion armée des troupes bretonnes alliées à Philippe Auguste, qui cherchent à reconquérir les territoires que le roi d’Angleterre Jean sans Terre, descendant des ducs de Normandie, possède alors en France.

Les troupes bretonnes, qui n’arrivent pas à prendre l’abbaye fortifiée, incendient le village alors situé au nord de l’île avant de s’en aller. Le feu se propage au-delà des fortifications et détruit une grande partie du monastère.

Philippe Auguste, après avoir réussi à s’emparer des terres de son rival, cherche à faire amende honorable. Il soutient un nouveau projet de reconstruction qui est alors mis en chantier.

La nouvelle construction, appelée « la Merveille », consiste en trois bâtiments de chacun trois étages, alignés d’est en ouest, et de style gothique. Le bâtiment le plus à l’est est construit en premier. L’étage inférieur sert à accueillir les pèlerins, l’étage directement supérieur sert à recevoir les nobles, et le dernier étage sert de réfectoire aux moines. Les trois étages du deuxième bâtiment de la Merveille servent, de bas en haut, d’entrepôt à provision, de salle de travail ou « scriptorium », pour les moines, et enfin de cloître.

Le troisième bâtiment du projet ne sera quant à lui jamais construit. A la place, le village concentré au sud-est est fortifié pour protéger l’accès à l’abbaye.

Par conséquent, la route des pèlerins qui jusqu’alors longeait le côté nord ou le côté sud du mont avant d’arriver à l’église par l’ouest, passera dorénavant par la rue principale du village, continuera vers un nouveau bâtiment où se trouve la salle des gardes et un tribunal, et finira par le long escalier à ciel ouvert appelé le « Grand degré ».

Le 20 septembre 1421, le chœur de l’église s’effondre. Comme la crypte orientale qui soutenait le chœur n’est pas détruite, elle sera renforcée, gagnant son nouveau nom de « crypte des gros piliers », pour soutenir les colonnes du chœur gothique flambant neuf de 25 mètres de haut, élancé et lumineux. Le chœur de l’église sera également soutenu à l’extérieur par des arcs-boutants, qui compensent avec grâce la poussée exercée sur les voûtes.

En août 1776, un incendie créé des dommages irréversibles et la partie occidentale de la nef est abattue. On construit alors une nouvelle façade, de style classique cette fois, pour fermer l’église, qui est donc plus courte qu’à l’origine.

Au moins depuis le XVe siècle, sous Louis XI, l’île fortifiée coupée du continent servait de lieu de détention pour des prisonniers politiques, mais de la Révolution française jusqu’en 1863, la « Bastille des mers » comme on l’appelle parfois sera utilisée exclusivement comme prison d’État.

La grue à treuil que l’on peut voir lors de la visite est un témoin de cette époque où demeurait dans les cellules du Mont-Saint-Michel plusieurs centaines de prisonniers.

En 1863, sous Napoléon III, l’îlot cesse d’être un établissement pénitentiaire, et en 1872, le gouvernement de la IIIe République engage la restauration du Mont-Saint-Michel. Celui-ci est classé « monument historique » en 1874. Trois architectes vont successivement diriger les travaux. Ils sont tous disciples directs ou indirects d’Eugène Viollet-le-Duc, l’architecte qui a dirigé la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Le premier à s’atteler à la tâche est Édouard Corroyer. Il amène avec lui sa femme de chambre, Anne Boutiaut, qui tombe amoureuse et se marie avec le fils du boulanger du Mont, Victor Poulard. Le couple s’installe sur le Mont avec la bénédiction de Corroyer et y ouvrent un hôtel. Anne Boutiaut, qu’on appelle alors la « mère Poulard », y régale les voyageurs affamés d’un accueil chaleureux et d’une spécialité rapide à cuisiner : les omelettes.

Sous la direction de Corroyer, la construction d’une digue destinée à relier le Mont au continent débute. Auparavant, les voyageurs venaient du nord, de Genêts près d’Avranches, et traversaient la baie à marée basse dans des calèches appelées « maringotes », ou à pied, en passant par l’îlot de Tombelaine. La nouvelle digue dont les travaux s’achèvent en 1879 amène dorénavant les voyageurs depuis le sud, et à toute heure. En effet, le flux des voyageurs n’est plus interrompu par les marées hautes pendant lesquelles la mer vient entourer les remparts. C’est depuis cette époque, qui voit également le développement du chemin de fer et de la photographie, que le Mont devient une grande destination touristique.

Le second architecte en charge des travaux de rénovation est Victor Petitgrand. C’est à lui que l’on doit, entre autres, la nouvelle flèche néo-gothique du Mont-Saint-Michel, qui ressemble beaucoup à celle qu’a construite son mentor Viollet-le-Duc à Notre-Dame de Paris. Pour coiffer l’abbaye de cette nouvelle flèche qui culmine à plus de 150 mètres au-dessus du niveau de la mer, il démonte et reconstruit à neuf la croisée du transept et ses grandes colonnes.

Enfin, le troisième architecte, Paul Gout, s’opposant aux idées de ses prédécesseurs, s’efforcera de restaurer le Mont tout en conservant son authenticité historique, c’est-à-dire en reconstituant et renforçant l’édifice sans ajouter de nouvelles constructions. Il est aussi l’auteur d’un ouvrage de référence sur l’histoire du Mont-Saint-Michel.

Les rénovations sur le Mont se sont poursuivies tout au long du XXe siècle. A ce jour, le dernier épisode de cette épopée architecturale est le rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel. En effet, depuis la fin du XIXe siècle et la construction d’un barrage et de plusieurs digues, l’ilot montois n’avait plus été entouré par la mer. Pire, la baie où trône le Mont-Saint-Michel s’était même ensablée.

Entre 2005 et 2015, des travaux ont remplacé la digue par un pont-passerelle de 760 mètres, et ont installé un barrage sur le Couesnon chargé de déverser de gros volumes d’eau pour repousser les sédiments qui s’amassent au sud de l’îlot montois et désensabler la baie.

3. Influence dans les arts

Aujourd’hui, en allant visiter le Mont-Saint-Michel et sa baie, on peut admirer une merveille architecturale et une merveille naturelle, vivant en symbiose depuis plus de 1000 ans. Cette œuvre d’art unique et grandiose dont la chair-même est le témoin des vicissitudes qui ont marqué son histoire a fasciné les hommes de toutes les époques. Elle continue à le faire d’autant plus aujourd’hui que son âge atteint désormais dix siècles. Dix siècles de félicités et de désastres sans nombre, qui n’ont cessé pourtant d’élever toujours plus haut et de faire rayonner toujours plus loin le Mont-Saint-Michel.


Questions de compréhension

  1. Combien y a-t-il de visiteurs chaque année au Mont-Saint-Michel ?
  2. Selon la tradition, quelle est l’année de fondation du Mont-Saint-Michel en tant que sanctuaire chrétien ?
  3. Combien de cryptes soutiennent l’église ?
  4. Quels sont les différents styles architecturaux des bâtiments qui composent l’abbaye du Mont-Saint-Michel ?
  5. Vrai ou faux ? Le Mont-Saint-Michel a toujours servi de lieu de culte chrétien.
  6. En quelle année le Mont-Saint-Michel a été classé « monument historique » ?
  7. Complétez avec les directions cardinales : Autrefois, les pèlerins accédaient au Mont-Saint-Michel par ______ et entraient dans l’abbaye par __________, mais aujourd’hui, on arrive au Mont par _________ et on entre dans l’abbaye par _______ .
  8. Qui a été chargé de la construction d’une digue reliant le continent à l’ilot du Mont-Saint-Michel ?
  9. Qui a construit la flèche que l’on voit de nos jours ?
  10. Qui a écrit un livre de référence sur l’histoire du Mont-Saint-Michel ?
  11. Vrai ou faux ? Aujourd’hui, le Mont-Saint-Michel n’est plus entouré par la mer.
  12. Donnez le nom des endroits ou parties de l’église numérotés ci-dessous.
    1.
    2.
    3.
    4.
    5.
    6.
    7.
    8.
    9.

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The Witcher 3

▶ Présenter une œuvre
▶ Parler de jeux vidéo, d’adaptations et de fantasy

Sommaire

Vidéo

Transcription

  1. Introduction
  2. L’adaptation des romans en jeu vidéo
  3. Le sorceleur Geralt de Riv
  4. Le monde de The Witcher
  5. L’interactivité du jeu vidéo

Aujourd’hui, je vais vous présenter un jeu vidéo que j’ai déjà utilisé dans une activité précédente. Il s’agit de The Witcher 3, en français, « ze ouitcheur trois ».

1. Introduction

The Witcher 3 a été élu 251 fois « jeu vidéo de l’année 2015 ». Le scénario, les graphismes et le gameplay sont en effet d’une qualité exceptionnelle. En outre, pas moins de 35 heures de dialogues doublés parsèment le jeu. Toutefois, comme il comporte des scènes de violence et de nudité, ainsi que du langage parfois vulgaire, il est destiné à un public adulte. Cela ne l’a pas empêché de se vendre tout de même à plus de 30 millions d’exemplaires.

Une autre raison du succès phénoménal de ce jeu vidéo réside dans le brio avec lequel il questionne les normes sociales et les stéréotypes contemporains par le biais du médiévalisme, sans pour autant s’interdire l’autocritique ou l’autodérision à propos des codes et des clichés de la fantasy ou du jeu vidéo.

– Merci.
– Rien à ajouter ? Je suis une femme ! Pas de remarque narquoise ?
– A quoi bon ? On vit au XIIIe siècle, ça n’a rien d’étrange. Les femmes possèdent des tavernes, gèrent des fermes, et se battent.

2. L’adaptation des romans en jeux vidéo

The Witcher 3, comme son nom l’indique, est le troisième et dernier volet d’une trilogie de jeux vidéo sortis entre 2007 et 2016. Ils appartiennent au genre du action RPG, et le joueur contrôle Geralt le sorceleur et doit mener à bien ses aventures.

Cette trilogie est basée sur une série de nouvelles et de romans de l’auteur polonais Andrzej Sapkowski, publiée principalement dans les années 1990. Cette œuvre littéraire a été adaptée sous de nombreuses formes en Pologne, par exemple en jeu de rôle sur table, en série télévisée ou en film, mais c’est l’adaptation en jeu vidéo par le studio polonais CD Projekt Red qui a donné à cette œuvre une célébrité internationale. L’œuvre littéraire originale ainsi que ses adaptations appartiennent au genre de la fantasy, c’est-à-dire à un genre de fiction où l’existence de la magie n’est pas mise en doute. Les nouvelles et les romans originaux ont été récemment adaptés en série télévisée pour Netflix mais, à mon avis, les jeux vidéo sont une adaptation plus intéressante. En effet, plutôt que de reprendre et mettre simplement en images l’histoire originale comme la série Netflix, les jeux la continuent, tout en permettant au joueur d’incarner le personnage principal et de voyager librement dans son univers.

3. Le sorceleur Geralt de Riv

Le protagoniste, Geralt de Riv, un « sorceleur », c’est-à-dire un chasseur de monstres doté de compétences surhumaines, n’a toutefois rien du chevalier idéal, sans peur et sans reproches. C’est un personnage ironique, même sarcastique, et plutôt pessimiste. Lui, qui voudrait pouvoir vivre en marge du monde, faire sa besogne de sorceleur, c’est-à-dire chasser les monstres, sans s’impliquer personnellement, est entrainé dans des péripéties par les personnages secondaires importants comme la magicienne Yennefer, le barde Jaskier, ou sa jeune pupille Ciri.

C’est justement la forte influence des personnages secondaires sur le destin de Geralt de Riv qui distingue cette œuvre de fantasy de Conan le Barbare par exemple, où le protagoniste n’a de maître que lui-même.

– Tu veux la jouer à pierre-feuille-ciseaux ?
Merde… Revanche !

4. Le monde de The Witcher

The Witcher 3 est un délice pour les yeux, en particulier pour les joueurs qui sont attirés par la nature et les paysages foisonnant de végétation. En fait, les environnements dans The Witcher sont non seulement magnifiques, mais ils sont aussi originaux, tout du moins en ce qui concerne le genre de la fantasy médiévale. En effet, les artistes se sont beaucoup inspirés des paysages polonais pour construire le monde vidéoludique de The Witcher.

Pour ma part, j’ai vraiment eu l’impression de retrouver certains aspects de l’ambiance de The Witcher en allant en Pologne et en admirant les tableaux des peintres naturalistes polonais.

5. L’interactivité du jeu vidéo

Enfin, il reste un dernier aspect dont il faut parler à propos de The Witcher 3, qui concerne sa nature de jeu vidéo.

C’est une évidence, mais à la différence d’un film, d’un roman ou d’une musique, un jeu est une œuvre fondamentalement interactive. Le joueur interagit avec le jeu. Avec The Witcher 3, les développeurs ont élargi au maximum les limites de l’interactivité offerte au joueur. En effet, ils ont permis et même encouragé les utilisateurs ayant quelques connaissances informatiques à transformer le jeu en modifiant le programme du jeu lui-même. Ces modifications, qu’on appelle communément « les mods », peuvent ensuite être distribuées aux joueurs qui ont moins de connaissances informatiques. Ces modifications sont le plus souvent interdites par les éditeurs de jeux vidéo, qui se réservent le droit de distribuer des mods, la plupart du temps sous forme de skins ou d’objets supplémentaires utilisables en jeu, en faisant payer l’utilisateur… Dans The Witcher 3, les joueurs eux-mêmes ont la possibilité de créer du contenu original pour le jeu et donc de véritablement interagir avec le jeu vidéo : ils peuvent corriger des bugs laissés par les développeurs, ils peuvent améliorer les graphismes quand le jeu se fait trop vieux, ils peuvent changer l’apparence des personnages, ou même changer les « règles du jeu », c’est-à-dire le gameplay, selon leur désir.


Voilà, je vous ai parlé d’une œuvre pour laquelle j’ai beaucoup d’intérêt ! Et vous, à quel film, quel roman, quelle comédie musicale, quel manga ou jeu vidéo portez-vous de l’intérêt ?

FIN


Questions de compréhension

  1. Quelle est la nationalité d’Andrzej Sapkowski ?
  2. Quelle adaptation a fait connaître l’œuvre de fantasy d’Andrzej Sapkowski au monde entier ?
    a) le film polonais
    b) la série Netflix
    c) les jeux vidéo
  3. A quel genre appartiennent l’œuvre originale et les adaptations de The Witcher ?
    a) le fantastique
    b) la science-fiction
    c) le cyberpunk
    d) la fantasy
  4. En quelle année est sorti le premier épisode des jeux vidéo The Witcher ?
  5. A quel genre de jeux appartiennent les jeux The Witcher ?
    a) les FPS
    b) les jeux de plateforme
    c) les Souls-like
    d) les action-RPG
    e) les RPG au tour par tour
    f) les jeux de simulation
  6. Quel titre a reçu The Witcher 3 en 2015 ?
  7. Vrai ou Faux ? Les jeux de CD Projekt RED reprennent l’histoire des nouvelles et romans originaux d’Andrzej Sapkowski
  8. Quels sont les trois adjectifs qui sont utilisés pour décrire le caractère de Geralt ?
  9. Vrai ou Faux ? Le personnage Geralt de Riv, le sorceleur, ressemble à Conan le Barbare.
  10. Les environnements de The Witcher sont principalement inspirés par la nature de quel pays ?
  11. Complétez.
    Contrairement à un livre ou à une série télévisée, le jeu vidéo est une œuvre _______________ . Les joueurs peuvent __________ avec le jeu et le programme du jeu. Les mods sont le plus souvent interdits par les éditeurs de jeux vidéo, mais ce faisant, ils limitent ___________ du jeu vidéo.

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Les masques

▶Réfléchir sur les usages du masque

Sommaire

  1. Vidéo
  2. Transcription
  3. Questions
  4. Aller plus loin
  5. Réponses aux questions de compréhension (page 2)

Vidéo

Transcription

Aujourd’hui, nous allons parler de cet objet qui est devenu un accessoire quotidien. J’ai nommé, le masque.

***

Pour les Français, le masque a une connotation fortement négative. Le masque symbolise la maladie ou le danger. Personne en France ne portait un masque avant l’épidémie de COVID-19 à part les médecins.
Ensuite, cachant le bas du visage, ils gênent la communication orale et la transmission des émotions qui s’expriment avec la bouche, comme les sourires par exemple.

Enfin, les mesures du gouvernement français, au tout début de la pandémie, en mars et en avril 2020, ont nourri le préjugé que le masque ne sert à rien. En effet, les autorités françaises déconseillaient le port du masque pour le public, et sont même allées jusqu’à interdir leur achat à la population.

[Extrait vidéo]

Les masques sont inutiles si vous n’êtes pas malade, si vous n’avez pas été personne-contact, proche de personnes malades.
J’insiste : l’usage du masque en population générale n’est pas recommandé et n’est pas utile.
Je pense qu’il y a un consensus très clair aujourd’hui pour dire : il faut surtout pas avoir de masques pour le grand public, ça n’a pas d’intérêt et c’est même presque faussement protecteur.
Nan, les Français ne pourront pas acheter de masques dans les pharmacies parce que ce n’est pas nécessaire quand on n’est pas malade.

Pourtant, le masque est utile dans de nombreuses situations. Par exemple, en hiver il sert à se protéger des virus et des maladies comme la grippe. Et inversement, il sert à protéger les autres si l’on est nous-même malade et qu’on ne peut s’empêcher d’éternuer par exemple.
Mais il peut servir aussi plus simplement à se protéger le visage du vent froid qui souffle pendant l’hiver.
Au printemps et en automne, ceux qui sont sensibles ou allergiques au pollen peuvent également le porter pour atténuer leur désagrément.
Enfin, certaines femmes peuvent le porter pour éviter de se maquiller.

Et vous, quand est-ce que vous portez un masque ?

Questions

Question de compréhension

  1. Quels sont les différents usages possibles pour le masque cités dans la vidéo ?

Vers le débat et la discussion

  1. Connaissez-vous d’autres usages possibles du masque ?
  2. On ne peut pas dire que le masque soit véritablement agréable à porter en toutes circonstances… Qu’est-ce qui peut être désagréable quand on porte un masque ?
  3. Que pensez-vous du discours des autorités françaises déconseillant le masque au début de l’épidémie (fin février/début mars 2020) ?
  4. Présentez la situation de l’épidémie dans votre pays, ainsi que l’attitude de la population à l’égard du masque et des mesures prises par le gouvernement.

Aller plus loin :

Article du New York Times qui explique comment fonctionnent les masques (en français) : https://www.nytimes.com/fr/interactive/2020/11/11/science/masques-contre-covid.html

Interview : Traduire des mangas

▶Découvrir le métier de traducteur
▶Connaître quelques grandes différences entre le français et le japonais
▶S’intéresser à la situation du manga en France
▶Grammaire : la question rhétorique

Sommaire

  1. Vocabulaire
  2. Grammaire
  3. Vidéo
  4. Transcription
  5. Questions
  6. Réponses aux questions de compréhension (Page 2)

Vocabulaire

Prononciation des mots en gras 太字の言葉の発音
une interview
(attention : on dit « un entretien » pour le travail)
un traducteur, la traduction, traduire
un éditeur
un graphiste
un relecteur
un adaptateur
être indépendant, l’indépendance, (adj.) ~indépendant(e)
l’autonomie, être autonome, travailler en autonomie
(= tout seul)
l’isolement, être isolé
(= être coupé des autres)
être à l’aise (avec, dans)…
(= être confortable)
la cohérence, (adj.) cohérent(e)
(adv.) notamment, surtout, en particulier
(adv.) probablement
(adv.) effectivement
(adj.) ~spécifique
la paperasse
une déclaration (faire~)
pardon
(utilisé pour se corriger soi-même) Ex : « J’ai un chien… un chat, pardon. » ou bien « J’ai un chien… pardon, un chat ! »

Un point de grammaire

Procédé stylistique : la question rhétorique

La question rhétorique est une question à laquelle on répond en général soi-même. C’est une question purement formelle, ce n’est pas une vraie question posée à celui avec qui on parle.
Cela sert à captiver l’attention de l’interlocuteur (ou des auditeurs).

Exemples tirés de l’interview :

  1. Qu’est-ce que ça veut dire être traducteur indépendant ? Ça veut dire…
  2. Concrètement comment ça se passe ? Une fois que j’ai pris contact avec un éditeur….
  3. Pourquoi ? Pour que…

Vidéo

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Transcription

Laurent : Bonjour à toutes et à tous ! Vous allez bien ? Cette fois-ci, je vous propose de travailler le français à partir d’une interview. Aussi, j’ai le plaisir de recevoir un invité. Bonjour Alexandre !

Alexandre Goy : Bonjour.

Question 1 (0 : 36)

L. : Alors, tu as obtenu ton doctorat en Études japonaises, et maintenant tu es traducteur indépendant. Peux-tu nous apprendre quels sont les différents aspects de ton travail, puis quels sont, pour toi, les avantages de ton métier, mais aussi ses facettes plus contraignantes ?

A. : Bien sûr ! Alors, je suis traducteur indépendant. Qu’est-ce que ça veut dire être traducteur indépendant ? Ça veut dire travailler en autonomie totale, c’est-à-dire que la plupart du temps, je suis chez moi ou à la bibliothèque, je travaille dans mon coin sur les différents éléments que me fournissent les éditeurs, en l’occurrence. Les éditeurs, avec qui je travaille sur des mangas, sur des romans, des light novels, et qui me demandent donc de traduire du japonais au français ces différentes histoires.

Être en autonomie, ça ne veut pas dire être totalement isolé. Un travailleur, un traducteur indépendant pardon, va travailler avec des partenaires en plus de l’éditeur. En règle générale, il s’agit de graphistes, c’est-à-dire les personnes qui vont mettre dans les bulles, dans les cases, les traductions que je vais faire du matériel original, et des relecteurs, qui vont s’assurer qu’il n’y a pas de fautes dans mon français, parfois aussi des adaptateurs, qui vont eux regarder la cohérence globale de la traduction pour s’assurer que le lecteur francophone ne… soit totalement à l’aise avec ce qui est dit dans le manga ou dans le roman.

Concrètement comment ça se passe ? Une fois que j’ai pris contact avec un éditeur, si celui-ci a besoin de moi, il m’enverra soit par la poste les ouvrages originaux, donc en règle générale des mangas ou des romans, soit par mail des versions numériques, donc des romans scannés, des mangas scannés. Une fois que je reçois le matériel de base, je dois passer par différentes étapes. Première étape dans le cas d’un manga par exemple, je dois indexer les différentes pages. Indexer, cela veut dire que je vais numéroter chacun des dialogues, numéroter chacune des bulles, mais aussi numéroter chacune des onomatopées que je vais traduire par la suite. Pourquoi ? Pour que les graphistes notamment puissent associer ma traduction à un numéro et le reporter facilement sur la planche au milieu du dessin.

Pour un manga, restons sur l’exemple du manga, en règle générale, 200 pages de manga sont traduites entre 28 et 42 heures de travail effectif. Alors pourquoi un si large éventail de temps ? Parce qu’il arrive parfois que je sois amené à faire des recherches. Certains mangas abordent des sujets spécifiques, comme par exemple la justice. Si un manga met en scène un avocat, je dois m’assurer de connaître le vocabulaire spécifique à ce métier, spécifique à ce domaine, pour faire parler, pour faire parler le personnage comme si c’était un avocat français. C’est une étape qui demande énormément de temps, d’implication, et de travail évidement, et qui arrive en règle générale suite à une lecture complète du manga pour s’assurer que j’ai bien assimilé l’ensemble des informations contenues dans le manga.

Ensuite, les horaires que j’applique à mon travail quotidien sont bien sûr libres puisque je suis indépendant, mais en règle générale, comme il y a une date de rendu déterminée avec l’éditeur, je dois m’assurer d’avoir fini mon travail dans les temps. Donc, la plupart du temps, je travaille 8 à 9 heures par jour, tout au long de la semaine.

Ensuite, mon travail de traducteur indépendant ne se limite pas malheureusement à l’unique traduction. Je dois aussi m’assurer de tout ce qui est administratif autour de mon activité, donc toute la paperasse qui est liée aux contrats, au suivi des factures, mais aussi aux relations avec l’administration française pour notamment des déclarations. Cet aspect-là de mon travail fait partie, je dirais, des facettes les plus rebutantes comme tu le disais. Il y en a d’autres aussi : des fois, on peut se retrouver en tant que traducteur isolé, c’est-à-dire qu’on est tellement pris par son travail, c’est probablement vrai pour d’autres travaux, mais quand on est seul devant son écran à travailler la traduction, et bien on, finalement, on se coupe un petit peu des autres activités, notamment des activités sociales, et ce sont surtout mes amis qui se plaignent de me voir le moins, de moins en moins.

Par contre, il y a de grands avantages à faire ce métier, notamment tout ce qui implique la liberté créatrice. On peut mettre à profit sa créativité naturelle dans le manga de la traduction… dans le métier de la traduction, pardon. Ça nous ouvre également à différents univers, des univers culturels que nous ne maitrisons pas forcément tout de suite, mais qui nous permettent aussi de changer notre vision sur le monde. Par exemple, j’ai travaillé sur des mangas qui parlent de handicap, j’ai travaillé sur des mangas qui parlent de l’univers du cinéma, j’ai travaillé sur des mangas aussi fantastiques qui mettent en lumière certains éléments de la culture populaire japonaise, et qui sont formidables à découvrir.

Question 2 (7:03)

L. : Et donc tu traduis des mangas et des livres du japonais vers le français.

A. : Tout à fait.

L. : Alors quels sont les principales difficultés que tu rencontres lorsque tu traduis en français ce qui est exprimé en japonais ?

A. : Alors effectivement, il y a de nombreuses différences entre le français et le japonais, à savoir que les règles qui vont prédominer dans mon travail ce seront celles imposées par le français évidemment, vu que la langue cible est le français et qu’il faut que je m’assure que nos lecteurs francophones soient tout à fait à l’aise avec ma traduction.

Les principales règles qui sont imposées par le français sont notamment la morphologie de la phrase, la construction grammaticale autour du sujet, alors qu’en japonais souvent on estime que la phrase elle se construit autour du prédicat. Donc il y a une véritable opposition entre l’importance du sujet qui est en français, et l’importance de l’information en japonais.

En français, un énoncé strict est souvent construit autour d’un sujet, (d’un) verbe et d’un complément, alors qu’en japonais, l’énoncé minimal complet lui peut se réduire à un seul mot, que ce soit un nom, un pronom, un mot de qualité*. Et cela pose aussi un problème en termes graphiques, puisque du coup, et notamment dans les mangas, les bulles, des fois, sont très petites dans le format originel, parce qu’elles n’ont pas besoin d’accueillir de longues phrases, le japonais pouvant se résumer parfois à un mot, un adjectif, et rendre ce mot ou cet adjectif en français avec la construction sujet-verbe-complément est parfois compliqué ne serait-ce que pour rentrer dans la bulle en elle-même.

Par exemple, en japonais, on dit, on peut dire « samui » donc qui littéralement signifie « froid » mais qui en français devra être traduit « il fait froid » ou « j’ai froid », selon la nature du sujet et du complément. Et donc c’est compliqué parce que, il faut à la fois que le traducteur synthétise un maximum les informations contenues dans la phrase japonais, dans la phrase japonaise pardon, mais il doit quand même rendre une phrase française claire et suffisamment descriptive pour être comprise par le lecteur français. Donc ce sont des difficultés auxquelles j’ai affaire quotidiennement, et auxquelles j’ai des fois du mal à trouver des solutions.

En plus, en français, on a une autre difficulté, c’est que la répétition est quelque chose que l’on déteste, donc même si le sujet doit toujours être présent dans la phrase, le rappeler systématiquement c’est d’un terme… d’un point de vue stylistique, c’est habituellement peu admis, on va dire.

*Note : en français, un énoncé peut parfois se réduire à un seul mot (on appelle cela une prophrase), mais c’est généralement une réponse. Exemple :
– Comment est ce manga ?
– Excellent ! (pour : Il est excellent !)

Question 3 (10:24)

L. : Les États-Unis ont récemment remplacé la France en tant que deuxième pays consommateur de manga. Néanmoins, ce qui ne changera pas, c’est la place pionnière de la France dans l’importation et la traduction de mangas et d’animés. Moi, j’ai découvert les mangas au collège, avec Dragon Ball, il y a environ 25 ans. Et toi ?

A. : Et bien moi, ça devait être à peu près à la même période, au collège également. Je crois me souvenir que le tout premier manga que j’ai eu entre les mains s’appelait Appleseed. C’était un manga de Masamune Shirô, et il était édité en France aux éditions Glénat. Ça devrait être au début des années 90. Mais c’était il y a tellement longtemps que je ne me souviens même pas du contenu. Je ne l’ai pas relu récemment. Par contre, un manga, le premier manga que j’ai acheté et qui m’a accompagné jusqu’à aujourd’hui, je dirais que ce serait du même auteur que Dragon Ball, Docteur Slump de Akira Toriyama, qui met donc en scène le professeur Sembei Norimaki et son petit robot du nom de Aralé*. C’était à la fois drôle et bizarre et c’était formidable de découvrir ce manga. Par la suite, je me suis un peu plus intéressé aux mangas dans leur globalité et j’ai lu notamment le manga Fly !, en japonais il s’agit de Dai no daibôken qui est écrit par Riku Sanjô et Kôji Inada et qui est une histoire d’amitié qui est vraiment extraordinaire que j’ai beaucoup aimé. Et puis, ben, par la suite, j’ai grandi, j’ai découvert différentes choses et notamment une catégorie de manga que je ne connaissais pas encore, qu’on appelait déjà à l’époque le « shôjo manga », donc le manga destiné, dit-on, aux filles et j’ai découvert une autrice qui s’appelle Yuki Kaori avec le manga Angel Sanctuary qui m’a tenu en haleine de longues années.

* Pour les noms étrangers, parfois on ne fait pas l’élision à « de » pour que le nom soit bien audible et compréhensible. Ce qui n’empêche pas de dire « d’Akira Toriyama » et « d’Aralé » si on préfère.

Question 4 (13:07)

L. : Et alors, quels sont les mangas et les animés qui sont populaires aujourd’hui en France ?

A. : Alors c’est une question difficile à répondre pour moi parce que je suis toujours… je me place toujours, on va dire, du côté du public plus que du côté des éditeurs donc je n’ai pas les chiffres précisément à te communiquer, néanmoins en France en ce moment on voit beaucoup, beaucoup d’affiches d’un manga qu’on appelle en France Demon Slayer et qui est titré au Japon, Kimetsu no Yaiba, je crois, et en fait c’est l’illustration de ce qui marche particulièrement chez nous, c’est-à-dire plutôt des mangas et des animés orientés action.

Question 5 (13:58)

L. : Et quel est ton ressenti sur la situation actuelle du manga en France ?

A. : C’est vrai qu’on a appris très récemment que le marché du manga en France est passé de la deuxième position à la troisième, puisque les États-Unis ont rattrapé leur retard en redécouvrant une certaine quantité de classiques dans le manga. Cependant, de mon point de vue en tout cas, de ce que je peux en voir, j’ai l’impression que la situation est encore très très dynamique en France, qu’il n’y a pas encore de soucis pour découvrir de nouveaux auteurs. La preuve en est (que) les auteurs japonais viennent régulièrement nous voir ici en France durant les conventions, durant les festivals, et le public est toujours très réceptif, j’ai l’impression, aux nouvelles œuvres, et très en demande de nouveautés. Donc je ne pense pas qu’il y aura un recul de l’activité du manga en France particulièrement.


Questions

Questions de compréhension

  1. Quelle expression synonyme de « en règle générale » est apparue dans l’interview ?
  2. Et quelle expression synonyme de « parfois » ?
  3. Et quel mot synonyme de « un travail » ?
  4. Enfin, quelles sont les deux autres expressions synonymes de « c’est-à-dire » présentes dans le texte ?
  5. La France est-elle le deuxième marché mondial des mangas avant les États-Unis ?
  6. Le « shôjo manga » est un genre de manga destiné aux garçons ?
  7. Corrigez les phrases suivantes pour qu’elles soient vraies :
    a) Le sujet d’une proposition peut être souvent omis en français.
    b) Contrairement au japonais, la répétition est admise en français.
    c) La taille des bulles des mangas est parfois trop grande pour la traduction française.
  8. Transformez ces questions rhétoriques et leur réponse en phrases simples (sans question rhétorique).
    a) Qu’est-ce que ça veut dire être traducteur indépendant ? Ça veut dire travailler en autonomie totale.
    b) Alors pourquoi un si large éventail de temps ? Parce qu’il arrive parfois que je sois amené à faire des recherches.
  9. Transformez cette phrase en question rhétorique suivie de sa réponse.
    Les principales règles qui sont imposées par le français sont notamment la morphologie de la phrase et la construction grammaticale autour du sujet.
  10. Conjuguez correctement les verbes dans les phrases suivantes :
    a) En tant que traducteur indépendant, il arrive qu’on (être) parfois isolé.
    b) Il faut adapter le texte japonais, pour que les francophones (pouvoir) bien le comprendre.

Les bonnes réponses se trouvent en page 2 !

Pour le débat et la discussion

  1. Présentez un manga que vous trouvez intéressant (vous n’êtes pas obligé de l’aimer !). Qui est le dessinateur (ou la dessinatrice) ? Le ou la scénariste ? Est-il fini ou en cours de publication ? Résumez son histoire. Parlez des personnages. Pourquoi l’aimez-vous ? Pourquoi vous ne l’aimez pas ? Est-ce qu’il a été adapté en série animée, en film ou en jeu vidéo ?
  2. Comparez un volume d’un manga japonais et un volume d’une BD franco-belge (Astérix, Tintin, Les Schtroumpfs…). Quelles sont les différences ? (Format, prix, visuel, organisation des cases, nombre de pages…)
  3. Le manga et l’animation japonaises ont beaucoup influencé la BD franco-belge actuelle. Donnez des exemples en recherchant sur internet.
  4. L’édition des mangas est très segmentée, avec pour beaucoup d’œuvres leur public assez précis, ou leur thème bien délimité. Les planches montrées dans la vidéo appartiennent par exemple à un manga qui traite de cuisine, Mister Ajikko (traduit en 2019 chez Black Box), dont l’adaptation en série animée a été diffusée sur TF1 dans les années 90 (Le petit chef). Connaissez-vous d’autres mangas qui parlent de thèmes très spécifiques, ou bien qui ciblent un public particulier ?

Les médias sociaux

▶Assimiler le vocabulaire lié aux réseaux sociaux
▶Isoler différentes thématiques concernant les médias sociaux
▶Opposer qualités et défauts des médias sociaux

Sommaire

  1. Vidéo
  2. Transcription
  3. Questions
  4. Réponses aux questions de compréhension (page 2)

Vidéo

Transcription

Introduction

Bonjour ! Dans cette vidéo, je vais vous parler des médias sociaux, autrement dit, les réseaux sociaux.

Mais d’abord, je vous propose de regarder ce petit extrait qui date de 1947. Certains imaginaient déjà le présent que nous vivons aujourd’hui !

[Extrait « La télévision : l’œil de demain » (1947), source : archives INA]

Puis, on fera des postes récepteurs de télévision bijoux, comme il y a des postes de TSF bijoux, des postes de poche, grands comme une lampe électrique. Plus besoin d’acheter un journal, on se branchera sur l’émission d’information, ou sur l’éditorial politique, ou sur la chronique de mode, ou sur le compte-rendu sportif, voire même sur un problème de mots croisés. Et la rue présentera un singulier spectacle.

Naturellement, dans le métro, on lira le poste du voisin par-dessus son épaule, et il y aura des faits divers tellement passionnants, que…

Et je ne parle pas du feuilleton. « Il était devant elle, elle était devant lui. Ils étaient l’un devant l’autre. Heureux de se sentir émus, émus de se sentir heureux. »

La télévision sera pour tous un besoin plus impérieux encore qu’aujourd’hui le cinéma ou la radio. Toutes les voitures seront munies d’un poste récepteur. Espérons qu’il n’y aura pas souvent de mauvaises nouvelles susceptibles d’affoler les conducteurs impressionnables.

Et la petite provinciale romantique n’aura pas besoin de venir à Paris pour y rencontrer son idole. Elle l’aura sur sa table de nuit.

Personne n’y échappera, et les ministres de demain, au lieu d’être choisis comme ceux d’aujourd’hui, pour leur valeur, leur intelligence, leur dévouement à la cause publique, seront choisis pour la séduction de leur sourire et le velouté de leurs yeux.

« Le pays, je le dis comme je le pense, mes chers concitoyens, a droit à la vérité. Nous sommes à un tournant de notre histoire. L’époque est cruciale, et toutes ces questions doivent être reconsidérées. Citoyens… » Dis maman, c’est à ce parti-là que je veux adhérer !

1. Esclaves de nos smartphones connectés ?

Incroyable, n’est-ce pas ? Et vous, pourriez-vous vous passer d’Internet et de votre smartphone pendant une journée entière ?

Bien que cela ne soit pas impossible, c’est très difficile. Notre smartphone reste à portée de main même lorsqu’on fait autre chose, comme regarder la télévision, lire un livre, jouer aux jeux vidéo ou manger. Et perdre son smartphone, ou simplement en être séparé, sont pour la plupart des gens des situations angoissantes.

2. Des relations sociales 2.0 dues à l’omniprésence d’Internet

Les relations sociales ont également évolué avec l’omniprésence d’Internet et du smartphone doté d’un appareil photo ou d’une caméra. Au cœur de cette nouvelle dynamique du lien social se trouvent les médias sociaux. Ceux-ci servent à faire une multitude de choses : contacter des amis, des entreprises, des services, fixer des rendez-vous, informer, s’informer et réagir à l’actualité, interpeler ses amis ou le public, s’exprimer, parler de ce qu’on aime, rassurer ses proches, partager des contenus avec les autres, comme des photos, des vidéos ou des pensées personnelles, suivre des personnes connues, des personnalités, ou, au contraire, rencontrer des personnes inconnues…

Ainsi, les médias sociaux décuplent nos possibilités de communication et d’échanges humains.

En revanche, ils ne sont pas dépourvus d’effets néfastes sur nous.

3. Les pièges des médias sociaux

D’abord, ils peuvent influencer nos manières de vivre et de se conduire. On se déplace dans tel endroit, on fait telle chose, uniquement dans le but de publier des photos tendance sur Instagram ou Pinterest. Par conséquent, les médias sociaux nourrissent nos penchants narcissiques et exhibitionnistes, ce qui n’est pas vraiment une bonne chose.

Puis, ils font tout pour capter notre attention le plus possible, avec leurs couleurs et leurs sons agréables, avec des notifications et des rappels. Comme l’information qu’ils relaient est infinie et sans cesse mise à jour par des milliers d’utilisateurs, leur utilisation peut devenir également extrêmement chronophage. On n’arrive jamais à la fin du défilement infini !

Ensuite, ils peuvent entraîner dépendance et addiction. On peut se sentir obligé de participer à toutes les discussions, de vérifier fréquemment si on n’a pas reçu de nouveau message, de commentaire ou de « j’aime ». Cette incertitude, ce va-et-vient entre satisfaction et frustration, est justement ce qui provoque chez certains une addiction aux médias sociaux.

Enfin, eux qui sont gratuits pour les utilisateurs vivent grâce à la publicité. Cette publicité personnalisée selon nos goûts, en fonction des données recueillies sur notre smartphone, est omniprésente.

4. Séparer l’info de l’intox : une tâche devenue difficile

Mais ce qui fait aujourd’hui débat, c’est surtout la question de la qualité de l’information sur les médias sociaux. En effet, l’information diffusée sur les médias sociaux est problématique, d’une part, parce qu’elle est trop souvent fragmentaire, et d’autre part, parce que son authenticité n’est pas toujours établie.

Qui a pris telle photo ? Où et quand ? N’a-t-elle pas été manipulée numériquement, modifiée ? Idem pour telle vidéo : n’a-t-on pas supprimé une partie des événements ? Et pour tel texte et telle citation : n’a-t-on pas enlevé une partie de leur contexte ?

Les médias sociaux ont donc tendance à être considérés comme peu sûrs et douteux.

En fait, il serait plus juste de dire que l’on trouve de tout sur les médias sociaux, et que l’information de qualité y côtoie l’information de mauvaise qualité, voire la désinformation.

5. La légitimité des médias traditionnels remise en cause

Cependant, il ne faudrait pas conclure de cela que les médias traditionnels sont les seuls garants d’une information de qualité. Toutes les chaînes télévisées, les émissions, les journaux, les magazines et les revues ont une ligne éditoriale et des propriétaires, qu’ils soient le gouvernement ou des sociétés privées. Les journalistes qui y travaillent ont aussi leur propre subjectivité. Tout cela influence de manière complexe le contenu de l’information transmise au public.

Les médias traditionnels sont aussi dépendants de l’argent que les médias sociaux. Ils demandent une souscription ou bien affichent de la publicité. Ils peuvent aussi faire les deux. Parfois, pour attirer l’attention du public, les médias traditionnels recherchent le buzz. D’autres fois, ils captent l’attention avec un titre accrocheur ou une image choquante, sans proposer de véritable contenu. Enfin, il peut arriver qu’ils se contentent de transmettre un message sans critique ni analyse, qu’ils ne citent que les données qui vont dans leur sens, ou bien qu’ils ne relaient tout simplement pas certaines informations ou actualités.

6. Les médias sociaux prennent l’ascendant sur les médias traditionnels

En réalité, en ce qui concerne les voyages, le shopping, la nourriture, la cuisine, et les loisirs, il semblerait que les gens fassent d’ores et déjà davantage confiance à d’autres particuliers plutôt qu’aux médias traditionnels et aux journalistes professionnels. Le bouche-à-oreille passe aujourd’hui par les médias sociaux, les blogs et les évaluations individuelles sur les sites de vente en ligne. Ainsi, il n’est pas étonnant de voir de plus en plus les médias traditionnels relayer des informations apparues sur les médias sociaux, comme des vidéos, des photos ou des exclamations d’hommes politiques, par exemple. L’information n’est plus proposée unilatéralement comme avant, des journalistes professionnels vers le public. Les internautes, munis de leur smartphone avec caméra, deviennent eux aussi des informateurs, et révèlent parfois des choses que le public ignorerait autrement.

7. Des outils d’émancipation, à condition de ne pas se laisser enfermer dans une bulle

On peut aussi ajouter que les médias sociaux permettent d’initier et de conduire des actions politiques lorsque les voies traditionnelles semblent inefficaces ou inaccessibles. Le mouvement #MeToo de 2017, c’est-à-dire les dénonciations en chaîne de cas de harcèlements sexuels, en est un exemple, comme les mouvements de 2019-2020 dénonçant le racisme et les violences policières.

Néanmoins, il est nécessaire de réfléchir sur la responsabilité vis-à-vis de leurs contenus des sociétés comme Facebook ou Twitter, et deuxièmement d’éduquer les adultes comme les adolescents, à l’utilisation de médias qui peuvent soit les ouvrir sur le monde, soit les enfermer dans une bulle idéologique.

Si on constate déjà que des entreprises sanctionnent plus ou moins les messages racistes ou incitant à la violence comme l’a fait par exemple Twitter à l’égard du président des États-Unis, Donald Trump, beaucoup reste à faire. De plus, les algorithmes de ces applications qui personnalisent au maximum l’expérience de l’utilisateur et les contenus affichés chez chacun sont de véritables obstacles à la diversité et à l’ouverture de pensée.

Voila pour les grands thèmes de discussion liés aux médias sociaux !

Si j’en ai oublié, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires !

A bientôt !


Questions

Questions de compréhension

  1. Quels sont les deux aspects de la société contemporaine qui apparaissent dans l’extrait en noir et blanc de « La télévision : œil de demain » ?
    a) la société de consommation
    b) la société de l’information
    c) la société du spectacle.
  2. L’objet qui apparaît dans l’extrait vidéo fait immédiatement penser au smartphone. Pourtant, il lui manque une certaine fonction importante pour être vraiment un smartphone. Laquelle ?
  3. Complétez le texte avec les mots suivants (faites les modifications qui conviennent) : la connexion, par exemple, sensibiliser, fréquent, se connecter, au quotidien, prendre des mesures, être, quasi, rester joignable, grâce à, d’un autre côté, de plus en plus.

    D’un côté, des médecins, des scientifiques et des organisations gouvernementales _________________________ le public sur les dangers d’une utilisation trop _________________________ des téléphones portables ou d’Internet. Mais _________________________, les institutions officielles et les entreprises demandent aussi _________________________ aux gens de _________________________ : pour les formalités administratives ou bancaires, pour le travail, ou plus récemment pour _________________________ contre le coronavirus, _________________________. Aujourd’hui, que l’on _________________________ employé ou sans-emploi, chef d’entreprise ou réfugié, le smartphone et sa _________________________ à Internet sont devenus nécessaires _________________________ pour travailler, chercher un emploi, contacter sa famille et ses amis, ou simplement _________________________. Internet et le smartphone, _________________________ leur multifonctionnalité, sont devenus des outils _________________________ indispensables dans la vie de tous les jours.
  4. En regardant les informations postées par des particuliers sur Twitter (en bas), repérez et expliquez quels sont les problèmes dans les informations diffusées sur LCI (en haut à gauche) et BFM TV (en haut à droite) (Cf. image ci-dessous)

Vous trouverez les réponses page 2 !

Pour le débat et la discussion

  1. Selon l’extrait de 1947, quel changement va provoquer cette télévision portable sur la politique ?
  2. Aujourd’hui en 2020, est-ce devenu une réalité (ou non) avec le smartphone ?
  3. Connaissez-vous d’autres avantages et d’autres inconvénients des médias sociaux ?
  4. En quoi la personnalisation de l’expérience utilisateur sur les médias sociaux tels que Facebook ou Instagram peut-elle devenir un problème ? (pour vous aider, regarder l’extrait d’article visible dans la vidéo vers 11:40)
  5. Comparez les paroles du politicien Christian Jacob (Les Républicains, parti politique de droite) et les 3 extraits qui suivent (sources : Le Monde et réseaux sociaux). Qu’en pensez-vous ? A votre avis, quel a été le rôle des médias sociaux dans ces 3 affaires de violences policières ?

Notre-Dame et Paris dans Assassin’s Creed Unity

▶Découvrir le Paris de la Révolution dans Assassin’s Creed Unity
▶Connaître des bâtiments célèbres proches de la cathédrale Notre-Dame

Sommaire

  1. Vidéo
  2. Transcription
  3. Questions
  4. Pour approfondir
  5. Réponses aux questions de compréhension (page 2)

Vidéo

Transcription

1. Paris et la Révolution dans Assassin’s Creed Unity

Dans cette vidéo, nous allons approcher Notre-Dame grâce à un jeu vidéo. Certains d’entre vous le connaissent peut-être, il s’agit d’Assassin’s Creed Unity, un jeu de l’entreprise française Ubisoft, sorti en 2014.

Cet épisode de la série se déroule à l’époque de la Révolution française.

On trouve dans cette œuvre de nombreux éléments de fiction, mais la reconstitution de Paris est étonnante de réalisme photographique. Les créateurs n’ont toutefois pas reconstruit fidèlement le Paris de 1789, mais plutôt un Paris condensant une période plus vaste de l’histoire.

Par exemple, ici le jeu nous place en 1789, et on voit partout le drapeau tricolore qu’on connaît aujourd’hui. Mais si les trois couleurs, le bleu, le blanc et le rouge, sont effectivement déjà associées, mais cet ordre des couleurs en trois bandes verticales n’est fixé définitivement qu’en 1794. De la même façon, la Marseillaise que l’on entend par ci par là n’a été écrite qu’en 1792.

Ce genre d’anachronismes a été plusieurs fois souligné par les journaux français, mais vu d’aujourd’hui, il faut reconnaître que la Révolution, le drapeau tricolore et la Marseillaise sont des symboles devenus impossibles à séparer.

Là, nous voyons une plaque de rue au dessus d’une porte. En fait, ce système n’est mis en place que 40 ou 50 ans plus tard.

Donc, comme je l’ai dit plus tôt, il s’agit d’un Paris fictionnel qui condense environ un siècle d’histoire française.

2. Les monuments autour de la cathédrale

Dans ce jeu vidéo, on peut faire ça. On va escalader Notre-Dame, et on va aller voir ce Paris à la fois fictionnel et réel depuis les hauteurs. On peut escalader Notre-Dame presque dès le début du jeu.

D’ici, on peut non seulement admirer l’architecture de la cathédrale, mais aussi contempler le paysage environnant, et chercher les bâtiments célèbres de Paris.

Notre-Dame se trouve au cœur de Paris, sur l’île de la Cité. On voit au fond le Palais de la cité, demeure des rois de France au Moyen Âge, et la Sainte-Chapelle construite pour conserver les reliques de la Passion du Christ.

Là, nous marchons sur la galerie des gargouilles. Ici, nous sommes à l’avant de Notre-Dame.

Au fond à droite, nous voyons le Palais du Luxembourg, et un peu à gauche la Sorbonne et le Quartier latin. De ce coin de la tour, nous apercevons également le Panthéon. Victor Hugo et d’autres grandes personnalités françaises y reposent.

Maintenant, faisons le tour puis grimpons par l’arrière de l’une des deux tours.

Nous pouvons admirer le paysage en contrebas. Dans le passé, il y avait réellement des bâtiments tout autour des cathédrales. C’était vraiment désordonné. Il n’y avait pas les grandes places ouvertes comme aujourd’hui, et certaines maisons étaient même collées aux murs des cathédrales.

Les tours de Notre-Dame font à peu près 70 mètres de hauteur.

Admirons le beau panorama avec la cathédrale au centre. Nous voyons l’île de la Cité entourée par la Seine.

3. Paris vu du sommet de la flèche

Allons maintenant voir la flèche de la cathédrale. Comme je l’ai dit ailleurs (→ Notre-Dame de Paris), cette flèche n’existe pas en 1789. Elle a été construite par l’architecte Eugène Viollet-le-Duc pendant les travaux de restauration de la cathédrale, après 1844.

Mais pour les gens d’aujourd’hui, c’est une partie représentative de Notre-Dame. Donc même s’il s’agit d’un mensonge du point de vue historique, on comprend pourquoi les développeurs du jeu ont tout de même voulu intégrer. Et c’est une chance de pouvoir l’admirer dans ce jeu, puisqu’elle a été détruite par l’incendie de 2019.

Elle culminait à une centaine de mètres de hauteur. On peut même admirer Paris d’ici. Comme il n’y a pas tous les bâtiments et tous les objets modernes, c’est une vue plutôt romantique.

Au centre de l’image, au fond, on aperçoit la Seine, et juste à droite de la Seine, on voit le Louvre. Mais on ne voit pas un bâtiment qu’on verrait aujourd’hui, c’est-à-dire la tour Eiffel. Elle a été construite 100 ans après la Révolution de 1789.

Voilà, notre petit tour de Notre-Dame est fini. Ça vous a plu ?

Au revoir, et à bientôt !


Questions

Questions de compréhension

  1. A la Révolution française, il y avait une flèche sur Notre-Dame ?
  2. Dans la vidéo, quels anachronismes dans la représentation de Paris ont été mentionnés ?
  3. Quels sont les bâtiments célèbres de Paris qu’on entrevoit depuis les toits de la cathédrale (dans la vidéo) ? Vous les connaissez ?

Allez en page 2 pour voir les réponses !

Pour le débat et la discussion

  1. Parlez d’une œuvre (un roman, un manga, un film, un jeu vidéo…) qui recrée le passé en déformant la réalité historique : comparez l’œuvre et l’histoire.
  2. Dans le jeu Assassin’s Creed Unity, on explore une représentation fictionnelle du Paris de la Révolution, qui s’écarte de la réalité historique. Mais en réalité, chacun se représente Paris différemment. Et vous, comment vous représentez-vous Paris ?
  3. Pour vous, Paris dans Assassin’s Creed Unity est-il « faux » ?

Pour approfondir

  1. Présentation très détaillée du Paris d’Assassin’s Creed Unity sur le blog d’Odysseus0904 (Gameblog).

Notre-Dame de Paris

▶Découvrir l’histoire de Notre-Dame
▶Parler des problèmes touchant la restauration du patrimoine historique

Sommaire

  1. Vocabulaire
  2. Vidéo
  3. Transcription
  4. Questions
  5. Pour approfondir
  6. Réponses aux questions de compréhension (page 2)

Vocabulaire

être délaissé
être victime de dégradations/subir des dégradations (de la part de)
être détruit, la destruction
conserver, la conservation
préserver, la préservation
reconstruire, la reconstruction
restaurer, la restauration
réparer, la réparation
un bâtiment, un édifice, une construction
un monument

Vidéo

Transcription

Bonjour. Dans cette vidéo, je vais vous présenter rapidement Notre-Dame de Paris.

La cathédrale Notre-Dame de Paris a été construite au Moyen Âge, entre les 12e et 14e siècles.

Après le Moyen Âge, à la Renaissance, les vieux édifices religieux étaient souvent délaissés car ils avaient perdu les faveurs du public. De plus, à la Révolution, les églises étaient souvent victimes de dégradations de la part des révolutionnaires, opposés au roi et donc à l’Église catholiques. La cathédrale Notre-Dame servit alors pendant un temps de simple entrepôt à vins.

Après le couronnement de Napoléon à la cathédrale en 1804, et pendant tout le 19e siècle, des artistes et des écrivains ont œuvré pour la réévaluation des anciens édifices du Moyen Âge. En effet, les artistes romantiques défendaient les valeurs artistiques et historiques de ces vieux édifices. Le roman Notre-Dame de Paris de Victor Hugo en est le grand symbole.

Grâce à ce mouvement, les bâtiments délaissés ont retrouvé l’attention du public. Finalement, l’architecte Viollet-le-Duc dirigea la restauration générale de la cathédrale pendant 20 ans, à partir de 1844, et fit construire une nouvelle flèche.

Toutefois, certains d’entre vous doivent s’en souvenir, un incendie a eu lieu à Notre-Dame en avril 2019. Une partie du toit et la flèche ont été détruites. Comme Notre-Dame est un bâtiment extrêmement important pour l’histoire de France et la culture française, ce fut un événement tragique.

Par la suite, beaucoup d’architectes ont envoyé des propositions de reconstruction au gouvernement. Le premier, à gauche, est un projet de jardin sur le toit de la cathédrale. Le deuxième, à droite, est un projet de toit surmonté d’une flèche en verre.

D’un côté, il y a eu beaucoup de propositions novatrices, mais d’un autre côté, beaucoup de gens voudraient une restauration plus sobre, comme une simple réparation du toit sans nouvelle flèche.

Faut-il préserver les monuments, les garder en l’état pour conserver le passé ? Ou bien faut-il les transformer pour qu’ils restent des symboles culturels vivants ? Répondre à ces questions est difficile.

Voilà. Ma courte présentation de Notre-Dame et de son actualité s’arrête ici. A bientôt !

Questions

Questions de compréhension

  1. Notre-Dame de Paris _______________ au Moyen Âge.
    a) a été victime de dégradations
    b) a perdu les faveurs du public
    c) a été construite
  2. A la Renaissance, elle ____________ .
    a) a été victime de dégradations
    b) a perdu les faveurs du public
    c) a été construite
  3. A la Révolution française, Notre-Dame de Paris __________________ .
    a) a été victime de dégradations
    b) a perdu les faveurs du public
    c) a été construite
  4. Quel mouvement artistique et culturel a permis à la cathédrale Notre-Dame de retrouver l’intérêt du public ?
  5. Quand est-ce que la cathédrale a été restaurée ?
  6. Quand est-ce que la flèche de Viollet-le-Duc a été détruite ?
  7. Est-ce que tout le monde est d’accord pour reconstruire une nouvelle flèche moderne ?

Allez en page 2 pour voir les réponses !

Pour le débat et la discussion

  1. Faut-il reconstruire les monuments à l’identique ou transformer le patrimoine ?
  2. Si vous étiez architecte, quelle proposition feriez-vous pour Notre-Dame de Paris et pourquoi ?

Pour approfondir

  1. Dossier sur l’histoire de la cathédrale Notre-Dame sur le site Passerelle(s) BnF.
  2. Compilation de propositions soumises pour la reconstruction de la cathédrale (en anglais) :