Le rire

▶Connaitre le vocabulaire du rire, de l’humour et du comique.
▶Connaitre divers points de vue sur le rire, comme ceux de Hobbes, Bergson ou Desproges.

Sommaire

  1. Vocabulaire important
  2. Vidéo
  3. Transcription
  4. Questions
  5. Réponses aux questions de compréhension (page 2)

Vocabulaire important

revenir à qqch
relever de qqch
exorciser qqch de négatif
métaphysique (adj.)
la partie supérieure de l’iceberg
potentiellement
avoir peur que + subjonctif
subversif (adj.)
la bouffe = la nourriture
cibler

Vidéo

Transcription

Bonjour à toutes et à tous. Comment allez-vous ?

Aujourd’hui, je vous propose de travailler le français et la discussion en abordant le thème du rire, qu’Aristote ou Rabelais pensaient être propre à l’homme.

Ce qui est sûr, c’est que c’est un aspect très important de la culture humaine, comme en témoignent les nombreuses tentatives de description ou de définition du rire dans les littératures anciennes et modernes.

Mais nous, nous allons nous contenter de dégager la partie supérieure de l’iceberg. Allez, c’est parti !

A chaque culture et chaque époque son humour ?

En premier lieu, je voudrais souligner que l’humour fait partie des aspects les plus difficiles à saisir dans une culture étrangère. Il y a dans l’humour quelque chose qui le lie intimement à la culture et à la langue qui l’ont vu naître. Les jeux de mots, les traits d’esprit, les non-sens ou les contresens sont très difficiles à transmettre d’une langue à une autre et les traduire revient souvent à les priver de tout ce qu’il y avait de comique en eux.

De plus, chaque culture, et je dirais même chaque époque, a ses valeurs et ses tabous qui orientent le rire. Dans un sens, il est plus facile de partager ce qui relève d’un registre sérieux que ce qui relève d’un registre comique.

Mais alors, faut-il abandonner tout espoir de rire de l’humour de l’autre ? Non, ne soyons pas fatalistes.

Deux grands types de rires

Cela étant dit, venons-en au rire en général.

Le rire a semble-t-il deux grandes facettes. Autrement dit, il y a comme deux grands types de rires.

D’un côté, il y a un rire mauvais, un rire violent, blessant. C’est le rire de celui qui ne rit pas de lui, mais des autres. Le rieur ridiculise et abaisse les autres tout en se sentant supérieur. Il flatte son ego en se moquant d’autrui. Le philosophe anglais Thomas Hobbes critique ce rire, qui hiérarchise le moqueur et le moqué, qui donne au rieur un sentiment de gloire instantanée. Il y a aussi chez Nietzsche et Kant des regards critiques sur ce rire vulgaire, d’autosatisfaction indécente. L’ironie, la satire, la parodie et la caricature sont des procédés couramment utilisés pour tourner en dérision quelqu’un ou quelque chose.

D’un autre côté, il y a un rire qu’on pourrait qualifier de « vertueux », un rire positif. Dans ce rire, le rieur est lui aussi, au moins potentiellement, objet de son rire. Ce rire positif peut aussi alléger les malheurs de la vie voire essayer de rendre plus supportable l’insupportable. Sans doute, les comiques les plus vertueux doivent aussi être les plus sensibles au tragique de l’existence, et les comiques qui ne font pas rire ceux dont ils se moquent ouvertement manquent d’éducation ou d’empathie.

Extrait 1 : Pierre Desproges
(humoriste)

Pierre Desproges : Non mais ce qui est sûr, c’est que dans le fait de se cacher derrière le rire… on rit fort pour exorciser des angoisses et des craintes. Enfin, je veux dire, ça m’est pas personnel…

Bernard Pivot : Vous avez des angoisses métaphysiques ?

Pierre Desproges : Oula mon Dieu… mon pauvre Monsieur Pivot. Si vous saviez… J’ai toujours peur de mourir sous les bombes, j’ai toujours peur que mes enfants soient enlevés, j’ai toujours peur que ma femme ait mal quelque part, j’ai toujours peur d’être en retard à Apostrophe, c’est épouvantable. Du matin au soir. Alors je ris ! Oui, je suis un angoissé.

Bernard Pivot : Est-ce qu’on peut rire de tout ?

Pierre Desproges : Absolument. Je suis catégorique. On doit rire de tout. Oui, on peut rire absolument de tout, mais pas avec tout le monde. C’est la seule restriction. Il y a des gens qui… Je veux dire, un Nazi en uniforme, un officier SS, j’ai pas envie de lui taper sur la bedaine pour rire.

Extrait 2 : Coluche
(humoriste et comédien)

Tous les photographes, les journalistes, les fans de Coluche, tous les paparazzis étaient là cette après-midi à Lille pour voir Michel Colucci dans un rôle inattendu. Un Coluche très sérieux, qui a ouvert le premier Restaurant du Cœur de France, un restaurant qui devrait nourrir gratuitement durant l’hiver tous ceux qui ne pourront pas s’offrir un repas. C’est ce que Coluche a expliqué dans une interview presque exclusive accordée à Pierre Mauroy qui l’a reçu dans sa mairie de Lille.

Coluche : Ça va commencer le 21 décembre pour finir le 21 mars. Ça va durer pendant les 3 mois de l’hiver, et on va essayer de fournir 200 000 repas aux gens les plus nécessiteux quoi, parce que bon, on s’est dit que c’était pas normal que dans un pays de bouffe comme la France des gens manquent de nourriture, quoi.

Tout rire est potentiellement subversif

Malgré tout, le comique, qui s’exprime plutôt dans des actions et dans des situations, et l’humour, qui s’exprime dans le langage, ne sont pas dépourvus de toute tendance agressive et subversive. Dans la théorie vitaliste du philosophe français Henri Bergson, le rire cible tout ce qu’il y a de figé, de raide, de mécanique dans la société humaine.

Vocabulaire

Pour finir, passons en revue quelques expressions qui ont rapport avec le rire.

Le verbe rire a comme synonymes rigoler, se marrer, se bidonner, dans le langage parlé.

Lorsqu’on rit franchement et bruyamment, on peut éclater de rire, exploser de rire, rire aux éclats ou s’esclaffer. Si le rire devient incontrôlé et incontrôlable, on utilisera les expressions pouffer de rire, rire comme un fou, avoir un fou rire, se tordre de rire, rire aux larmes voire mourir de rire. Si l’on cache du mieux qu’on peut son rire, on pourra rire dans sa barbe ou rire sous cape. Enfin on peut rire de bon cœur, ou au contraire rire jaune, c’est-à-dire rire de manière forcée ou pour dissimuler une gêne.

Mais, on exprime sans doute le plus souvent sa joie par un simple sourire.

En revanche, il existe des choses qui ne nous font pas rire : « ça ne me fait pas rire ! »

Lorsqu’on veut souligner que quelque chose est destiné à faire rire, on dira « c’est pour rire ! », et au contraire, si on veut signifier que quelque chose est fait très voire trop sérieusement, on dira « ça ne rigole pas ! »

Les adjectifs les plus couramment utilisés pour qualifier quelque chose ou quelqu’un qui fait rire, sont amusant, drôle, comique, marrant ou fun ; hilarant, désopilant, tordant lorsque c’est vraiment très drôle, et risible si on veut souligner négativement le ridicule de la chose.

Il existe bien sûr de nombreux proverbes sur le rire. En voici quelques uns :

Plus on est de fous plus on rit.
Rira bien qui rira le dernier.
Mieux vaut en rire qu’en pleurer.

Voilà, c’est tout pour cette fois. Si cette vidéo vous a été utile dans votre apprentissage du français, faites-le-moi savoir en likant ou en laissant un commentaire.

Questions

Questions de compréhension

  1. L’humour, plus que le comique, est difficile à transmettre d’une culture à une autre. Vrai ou faux ?
  2. Du point de vue de quel philosophe le rire a un effet néfaste ?
    a) Thomas Hobbes
    b) Henri Bergson
    c) Aristote
  3. Qui est l’auteur de la phrase suivante restée célèbre : « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde » ?
    a) Coluche
    b) Rabelais
    c) Desproges
  4. Pour le philosophe Henri Bergson, le rire est une réaction contre :
    a) les machines et les robots
    b) l’automatisme qui s’installe dans les affaires humaines
    c) ce qui est suspect dans la société
  5. On peut rire dans sa barbe même si on n’a pas de barbe. Vrai ou faux ?

Questions pour la discussion

  1. Etes-vous quelqu’un de plutôt comique ou de plutôt sérieux (sérieuse) ? Aimez-vous rire ? Avez-vous beaucoup d’ami.e.s amusant.e.s ? Avec qui riez-vous le plus dans votre famille ? Qu’est-ce qui vous fait rire le plus ? Qu’est-ce qui ne vous fait pas rire ?
  2. Êtes-vous d’accord avec Pierre Desproges lorsqu’il dit qu’on peut rire de tout mais pas avec tout le monde ?
  3. Présentez un humoriste ou un comédien amusant que vous aimez bien. Qu’est-ce qui vous fait rire dans ses sketchs ou dans ses films ? (ses gestes et ses expressions ? son vocabulaire ?…)
  4. Ces dernières années, des caricatures françaises ont parfois été au cœur de l’actualité. En avez-vous entendu parler ? Quel est votre avis sur ce sujet ?

Les masques

▶S’informer sur la situation de l’épidémie de coronavirus en France (au 15 oct. 2020)
▶S’approprier le vocabulaire de la crise sanitaire
▶Réfléchir sur les usages du masque
▶Point grammaire : les prépositions « à » et « de »

Sommaire

  1. Vocabulaire important
  2. Point de grammaire
  3. Vidéo
  4. Transcription
  5. Questions
  6. Aller plus loin
  7. Réponses aux questions de compréhension (page 2)

Le vocabulaire important

Quels mots connaissez-vous ? Lesquels ne connaissez-vous pas ?

protéger, se protéger, la protection
une infection
une épidémie
la contamination
la propagation
préconiser, -préconisé(e)
préoccuper, – préoccupant(e)
rendre obligatoire
imposer
commettre une infraction
respecter la loi
verbaliser
une amende
un confinement
être réfractaire
être récalcitrant
une connotation

Un point de grammaire

Les prépositions « à » et « de »

Comprenez-vous la différence entre 1) « une cuillère à soupe » et 2) une « cuillère de soupe » ? Dans la première phrase, la cuillère a comme objectif la soupe (c’est une cuillère qui sert à manger/boire de la soupe). Dans la deuxième phrase, la cuillère est pleine de soupe, la cuillère est une quantité de soupe. Ainsi, dans le premier cas, avec « à », on parle d’une certaine cuillère (par rapport à d’autres cuillères), alors que dans le deuxième cas, avec « de », on parle d’une certaine quantité de soupe.

Pour le dire de façon imagée, dans 1), « la soupe » entre dans l’univers sémantique de « la cuillère », alors que dans 2) c’est l’inverse, c’est « la cuillère » qui entre dans l’univers sémantique de « la soupe ».

Dans « X à Y« , « à«  sert à donner une certaine particularité Y à X. Y entre dans l’univers sémantique de X (X est premier, et Y peut donc devenir une destination). La préposition « à » peut marquer une multitude de cas concrets qui correspondent à ce schéma :

  1. l’appartenance
    Ce ruban est à Sophie. / Mon écharpe à moi.
    *L’appartenance avec « à » a une nuance plutôt « faible » : Le sac est à Sophie = il n’est pas à Amélie ou Lucie, mais il pourrait l’être si elle l’avait acheté avant Sophie.
  2. l’utilité
    Une planche à découper (les légumes).
  3. la destination ou le point d’arrivée (temps et espace) ou un lieu où quelque chose est
    Je vais à Tunis / Le Louvre est à Paris.
  4. le moment
    Nous avons rendez-vous à 14 heures.
  5. un ingrédient qui rend un plat spécifique
    Une tarte aux (à+les) fraises.

Dans « X de Y« , Y caractérise aussi X mais à l’inverse de la situation avec « à », X entre dans l’univers sémantique de Y (Y est premier, et Y peut donc devenir une origine). Cette idée s’exprime dans de multiples cas concrets qui correspondent à ce schéma :

  1. la possession
    Le cartable de Jean. Le sac de ma sœur / Ce chien, c’est celui de la voisine.
    *Par rapport à « à », le lien de possession exprimé avec « de » semble « plus fort » : par exemple on dit volontiers : un sac de Chanel, la fille de Monsieur Dupont.
  2. la provenance ou le point de départ (temps et espace)
    Ce fromage vient de France / Le magasin est ouvert du (de+le) mardi au dimanche.
  3. le contenu
    Un verre de bière.
  4. la cause après un verbe
    Je vais mourir de rire.
  5. l’aliment transformé pour faire un plat.
    Une soupe de tomates.

Certains verbes fonctionnent avec à ou de (parfois les deux et ont alors un sens différent) :

verbes avec àverbes avec de
se remettre à
passer à

en venir à
se décider à

s’ajouter à

servir à
étendre à
conseiller à (quelqu’un)…
permettre à (quelqu’un)…
se remettre de
passer de… à….
se protéger de/contre
venir de
décider de
éviter de

se débarrasser de
servir de

de (faire quelque chose)
de (faire quelque chose)

Vidéo

Transcription

En France, le masque est synonyme de maladie, de danger, de risque, voire de punition. Mais au Japon, j’ai appris qu’il pouvait être aussi synonyme de confort, et de sécurité. Aujourd’hui, nous allons parler de cet objet qui est devenu un accessoire quotidien. J’ai nommé, le masque.

***

Bonjour. Comment allez-vous ?

Pour cette fois-ci, j’ai choisi comme thème les masques. Alors pas les masques qu’on met sur le visage pour se déguiser, comme à Halloween, mais ceux qu’on utilise pour se couvrir la bouche et le nez, pour éviter les infections et se protéger des virus notamment.

1. Point sur la situation en France

Vous savez qu’en France, actuellement, une deuxième vague de l’épidémie de coronavirus sévit, et donc que les cas journaliers de contamination se sont remis à augmenter.

C’est une situation préoccupante, et les autorités ont cette fois décidé de mettre en place un couvre-feu c’est-à-dire de limiter grandement les activités nocturnes. Cette mesure vient s’ajouter aux mesures déjà existantes qui ont pour objectif de limiter la propagation du virus parmi la population.

2. Les principales mesures

Ainsi, la première mesure préconisée par le gouvernement reste les gestes barrière.

Ces gestes barrière sont les suivants : se laver les mains très régulièrement, tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir, utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter, ne pas se serrer la main et éviter de s’embrasser, respecter une distance sociale d’un mètre au minimum.

Venons-en au port du masque. Le masque a été rendu obligatoire dans les transports en commun dès la période de confinement, c’est-à-dire du 17 mars au 11 mai. A partir du déconfinement, c’est-à-dire après le 11 mai, son utilisation a été élargie à d’autres espaces publics. Ainsi, porter un masque est devenu obligatoire dans les cinémas, les restaurants, les hôtels, les établissements de culte – autrement dit les églises, les synagogues, les mosquées – dans les musées, ainsi que dans les établissements scolaires, comme les collèges, les lycées et l’université. Il est également devenu obligatoire dans les espaces communs des entreprises.

Le port du masque est aussi imposé en extérieur sur une partie ou sur la totalité de la commune dans plus de 10 000 villes et villages.

Sont concernés par cette législation les personnes de 11 ans ou plus. Ainsi, les enfants n’ont pas l’obligation de porter un masque, même si à l’école primaire par exemple, son utilisation est possible.

Enfin, que se passe-t-il si l’on ne respecte pas cette loi, c’est-à-dire si l’on ne porte pas de masque dans un endroit où les masques sont obligatoires ? Dans ce cas, si vous rencontrez un agent de police, celui-ci vous verbalisera et vous aurez à payer une amende qui s’élève à 135 euros. Si dans les 2 semaines qui suivent vous commettez une nouvelle fois la même infraction, votre amende augmentera et passera à 1500 euros. Se débarrasser de son masque, en le jetant par terre dans la rue par exemple, est aussi puni d’une amende qui s’élève à 68 euros, mais qui pourrait bientôt passer à 135 euros également.

Le site du gouvernement français indique comment bien porter son masque. D’abord, avant de le mettre ou de l’enlever, il faut se laver les mains avec de l’eau et du savon, ou bien une solution hydroalcoolique. Ensuite, pour l’enlever comme pour le mettre, il faut tenir le masque par les lanières élastiques. Enfin, il faut changer de masque très régulièrement.

3. Le sentiment des Français et des Japonais vis-à-vis du masque

Mais si j’ai choisi ce thème, c’est surtout parce que le sentiment vis-à-vis du masque est très différent, que l’on soit asiatique, par exemple japonais, ou occidental, par exemple français. En effet, moi-même je n’ai commencé à porter un masque qu’en venant au Japon, et encore pas tout de suite. C’est en venant au Japon, que j’ai découvert son intérêt et ses multiples utilisations. Par exemple, évidemment, en hiver il sert à se protéger des virus et des maladies comme la grippe ou la gastro. Mais il sert aussi plus simplement à se protéger du froid, et du vent froid qui souffle pendant l’hiver. Au printemps, en automne, il sert à se protéger du pollen pour ceux qui sont sensibles ou allergiques.

Avec tous ces avantages, et encore d’autres que j’oublie certainement, comment se fait-il que les Occidentaux, soient si réfractaires à l’utilisation du masque ?

En fait, pour les Français, le masque a une connotation fortement négative. Le masque est synonyme de maladie, de danger, de risque, voire de punition.

Mais il y a une deuxième raison à ce rejet du masque chez les Occidentaux qui est la suivante. Les Occidentaux, et les français en particulier, considèrent le masque comme inutile. Cela parce qu’il ne protège pas complètement des virus et des maladies. Ainsi, parce que sa protection est imparfaite, on le rejette catégoriquement. Les mesures du gouvernement français, au tout début de l’épidémie, en mars et en avril 2020, n’ont fait que renforcer ce préjugé. En effet, les autorités françaises déconseillaient le port du masque pour le public, et sont même allées jusqu’à interdir leur achat à la population.

[Extrait vidéo]

Les masques sont inutiles si vous n’êtes pas malade, si vous n’avez pas été personne-contact, proche de personnes malades.
J’insiste : l’usage du masque en population générale n’est pas recommandé et n’est pas utile.
Je pense qu’il y a un consensus très clair aujourd’hui pour dire : il faut surtout pas avoir de masques pour le grand public, ça n’a pas d’intérêt et c’est même presque faussement protecteur.
Nan, les Français ne pourront pas acheter de masques dans les pharmacies parce que ce n’est pas nécessaire quand on n’est pas malade.

Mais il existe une troisième raison à ce rejet du masque chez les Occidentaux. La connaissez-vous ? Je vous donne un indice.

[Extraits de Bob l’éponge (©Nickelodeon) et de Star Twinckle PreCure (©Toei Animation)]

Alors, vous avez trouvé ? Ou vous avez une petite idée ?

Oui, il semblerait que la communication des émotions passe en Occident davantage par les mouvement de la bouche, alors qu’au Japon c’est la zone des yeux qui est utilisée dans la communication des émotions. Ainsi, le masque gène davantage la communication en Occident qu’au Japon.

Et vous, comment considérez-vous le port du masque ? Avec cette épidémie, est-il devenu un accessoire quotidien ? Ou bien êtes vous toujours récalcitrant à l’idée de le porter ?

Questions

Questions de compréhension

  1. Quelles sont les 3 mesures actuellement mises en place par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie ?
  2. Combien y a-t-il eu de périodes de confinement en France (au 15 octobre 2020) ? Donnez les dates.
  3. Dans quels lieux publics doit-on actuellement porter un masque (selon la vidéo) ?
  4. Que faut-il faire pour devoir payer une amende de 1500 euros ?
  5. Quels sont les différents usages possibles pour le masque cités dans la vidéo ?
  6. Le masque est impopulaire dans les pays occidentaux, et notamment en France. Rappelez les trois raisons données dans la vidéo.
  7. Choisissez la préposition qui convient :
    a) Demain, je me remets ( à – de ) la natation.
    b) Il se remet ( à – de ) sa blessure ( de – à ) la jambe.
    c) J’ai acheté ce nouveau sac ( de – à ) main.
    d) Mon père vient (à – de) rentrer ( à – de ) la maison.
    e) J’adore la tarte ( à – de ) la rhubarbe ( à – de ) ce pâtissier.
    f) Chéri, j’ai décidé ( à – de ) vendre la maison !
    g) La mesure a été étendue ( à – de) toute la région.

Vers le débat et la discussion

  1. Connaissez-vous d’autres usages possibles du masque ?
  2. On ne peut pas dire que le masque soit véritablement agréable à porter en toutes circonstances… Qu’est-ce qui peut être désagréable quand on porte un masque ?
  3. Que pensez-vous du discours des autorités françaises déconseillant le masque au début de l’épidémie (fin février/début mars 2020) ?
  4. Que pensez-vous de la théorie selon laquelle le masque gênerait davantage la communication dans les pays occidentaux qu’au Japon ? (intéressant/pas intéressant, d’accord/pas d’accord… )
  5. Comparez ces deux ensembles d’émoticônes (kaomojis en japonais). Lequel est japonais ? Comment ces deux ensembles se distinguent-ils ?
 :)   ;)   :D   :/   :p   :-(    XD   :O

 (^_^)   (*_*)   (;_;)    (T_T)   (@_@)   m(_ _)m   (´・ω・`)   (^^)   ┐(´~`;)┌
  1. Imaginez-vous d’autres raisons à l’origine de la gêne des Français à l’égard du masque ?
  2. Présentez la situation de l’épidémie dans votre pays, ainsi que l’attitude de la population à l’égard du masque et des mesures prises par le gouvernement.en

Aller plus loin :

Article du NY Times qui explique comment fonctionnent les masques (en français) : https://www.nytimes.com/fr/interactive/2020/11/11/science/masques-contre-covid.html

Interview : Traduire des mangas

▶Découvrir le métier de traducteur
▶Connaître quelques grandes différences entre le français et le japonais
▶S’intéresser à la situation du manga en France
▶Grammaire : la question rhétorique

Sommaire

  1. Vocabulaire
  2. Grammaire
  3. Vidéo
  4. Transcription
  5. Questions
  6. Réponses aux questions de compréhension (Page 2)

Vocabulaire

Prononciation des mots en gras 太字の言葉の発音
une interview
(attention : on dit « un entretien » pour le travail)
un traducteur, la traduction, traduire
un éditeur
un graphiste
un relecteur
un adaptateur
être indépendant, l’indépendance, (adj.) ~indépendant(e)
l’autonomie, être autonome, travailler en autonomie
(= tout seul)
l’isolement, être isolé
(= être coupé des autres)
être à l’aise (avec, dans)…
(= être confortable)
la cohérence, (adj.) cohérent(e)
(adv.) notamment, surtout, en particulier
(adv.) probablement
(adv.) effectivement
(adj.) ~spécifique
la paperasse
une déclaration (faire~)
pardon
(utilisé pour se corriger soi-même) Ex : « J’ai un chien… un chat, pardon. » ou bien « J’ai un chien… pardon, un chat ! »

Un point de grammaire

Procédé stylistique : la question rhétorique

La question rhétorique est une question à laquelle on répond en général soi-même. C’est une question purement formelle, ce n’est pas une vraie question posée à celui avec qui on parle.
Cela sert à captiver l’attention de l’interlocuteur (ou des auditeurs).

Exemples tirés de l’interview :

  1. Qu’est-ce que ça veut dire être traducteur indépendant ? Ça veut dire…
  2. Concrètement comment ça se passe ? Une fois que j’ai pris contact avec un éditeur….
  3. Pourquoi ? Pour que…

Vidéo

Pour ouvrir la vidéo sur YouTube dans un nouvel onglet, cliquez ici !

Transcription

Laurent : Bonjour à toutes et à tous ! Vous allez bien ? Cette fois-ci, je vous propose de travailler le français à partir d’une interview. Aussi, j’ai le plaisir de recevoir un invité. Bonjour Alexandre !

Alexandre Goy : Bonjour.

Question 1 (0 : 36)

L. : Alors, tu as obtenu ton doctorat en Études japonaises, et maintenant tu es traducteur indépendant. Peux-tu nous apprendre quels sont les différents aspects de ton travail, puis quels sont, pour toi, les avantages de ton métier, mais aussi ses facettes plus contraignantes ?

A. : Bien sûr ! Alors, je suis traducteur indépendant. Qu’est-ce que ça veut dire être traducteur indépendant ? Ça veut dire travailler en autonomie totale, c’est-à-dire que la plupart du temps, je suis chez moi ou à la bibliothèque, je travaille dans mon coin sur les différents éléments que me fournissent les éditeurs, en l’occurrence. Les éditeurs, avec qui je travaille sur des mangas, sur des romans, des light novels, et qui me demandent donc de traduire du japonais au français ces différentes histoires.

Être en autonomie, ça ne veut pas dire être totalement isolé. Un travailleur, un traducteur indépendant pardon, va travailler avec des partenaires en plus de l’éditeur. En règle générale, il s’agit de graphistes, c’est-à-dire les personnes qui vont mettre dans les bulles, dans les cases, les traductions que je vais faire du matériel original, et des relecteurs, qui vont s’assurer qu’il n’y a pas de fautes dans mon français, parfois aussi des adaptateurs, qui vont eux regarder la cohérence globale de la traduction pour s’assurer que le lecteur francophone ne… soit totalement à l’aise avec ce qui est dit dans le manga ou dans le roman.

Concrètement comment ça se passe ? Une fois que j’ai pris contact avec un éditeur, si celui-ci a besoin de moi, il m’enverra soit par la poste les ouvrages originaux, donc en règle générale des mangas ou des romans, soit par mail des versions numériques, donc des romans scannés, des mangas scannés. Une fois que je reçois le matériel de base, je dois passer par différentes étapes. Première étape dans le cas d’un manga par exemple, je dois indexer les différentes pages. Indexer, cela veut dire que je vais numéroter chacun des dialogues, numéroter chacune des bulles, mais aussi numéroter chacune des onomatopées que je vais traduire par la suite. Pourquoi ? Pour que les graphistes notamment puissent associer ma traduction à un numéro et le reporter facilement sur la planche au milieu du dessin.

Pour un manga, restons sur l’exemple du manga, en règle générale, 200 pages de manga sont traduites entre 28 et 42 heures de travail effectif. Alors pourquoi un si large éventail de temps ? Parce qu’il arrive parfois que je sois amené à faire des recherches. Certains mangas abordent des sujets spécifiques, comme par exemple la justice. Si un manga met en scène un avocat, je dois m’assurer de connaître le vocabulaire spécifique à ce métier, spécifique à ce domaine, pour faire parler, pour faire parler le personnage comme si c’était un avocat français. C’est une étape qui demande énormément de temps, d’implication, et de travail évidement, et qui arrive en règle générale suite à une lecture complète du manga pour s’assurer que j’ai bien assimilé l’ensemble des informations contenues dans le manga.

Ensuite, les horaires que j’applique à mon travail quotidien sont bien sûr libres puisque je suis indépendant, mais en règle générale, comme il y a une date de rendu déterminée avec l’éditeur, je dois m’assurer d’avoir fini mon travail dans les temps. Donc, la plupart du temps, je travaille 8 à 9 heures par jour, tout au long de la semaine.

Ensuite, mon travail de traducteur indépendant ne se limite pas malheureusement à l’unique traduction. Je dois aussi m’assurer de tout ce qui est administratif autour de mon activité, donc toute la paperasse qui est liée aux contrats, au suivi des factures, mais aussi aux relations avec l’administration française pour notamment des déclarations. Cet aspect-là de mon travail fait partie, je dirais, des facettes les plus rebutantes comme tu le disais. Il y en a d’autres aussi : des fois, on peut se retrouver en tant que traducteur isolé, c’est-à-dire qu’on est tellement pris par son travail, c’est probablement vrai pour d’autres travaux, mais quand on est seul devant son écran à travailler la traduction, et bien on, finalement, on se coupe un petit peu des autres activités, notamment des activités sociales, et ce sont surtout mes amis qui se plaignent de me voir le moins, de moins en moins.

Par contre, il y a de grands avantages à faire ce métier, notamment tout ce qui implique la liberté créatrice. On peut mettre à profit sa créativité naturelle dans le manga de la traduction… dans le métier de la traduction, pardon. Ça nous ouvre également à différents univers, des univers culturels que nous ne maitrisons pas forcément tout de suite, mais qui nous permettent aussi de changer notre vision sur le monde. Par exemple, j’ai travaillé sur des mangas qui parlent de handicap, j’ai travaillé sur des mangas qui parlent de l’univers du cinéma, j’ai travaillé sur des mangas aussi fantastiques qui mettent en lumière certains éléments de la culture populaire japonaise, et qui sont formidables à découvrir.

Question 2 (7:03)

L. : Et donc tu traduis des mangas et des livres du japonais vers le français.

A. : Tout à fait.

L. : Alors quels sont les principales difficultés que tu rencontres lorsque tu traduis en français ce qui est exprimé en japonais ?

A. : Alors effectivement, il y a de nombreuses différences entre le français et le japonais, à savoir que les règles qui vont prédominer dans mon travail ce seront celles imposées par le français évidemment, vu que la langue cible est le français et qu’il faut que je m’assure que nos lecteurs francophones soient tout à fait à l’aise avec ma traduction.

Les principales règles qui sont imposées par le français sont notamment la morphologie de la phrase, la construction grammaticale autour du sujet, alors qu’en japonais souvent on estime que la phrase elle se construit autour du prédicat. Donc il y a une véritable opposition entre l’importance du sujet qui est en français, et l’importance de l’information en japonais.

En français, un énoncé strict est souvent construit autour d’un sujet, (d’un) verbe et d’un complément, alors qu’en japonais, l’énoncé minimal complet lui peut se réduire à un seul mot, que ce soit un nom, un pronom, un mot de qualité*. Et cela pose aussi un problème en termes graphiques, puisque du coup, et notamment dans les mangas, les bulles, des fois, sont très petites dans le format originel, parce qu’elles n’ont pas besoin d’accueillir de longues phrases, le japonais pouvant se résumer parfois à un mot, un adjectif, et rendre ce mot ou cet adjectif en français avec la construction sujet-verbe-complément est parfois compliqué ne serait-ce que pour rentrer dans la bulle en elle-même.

Par exemple, en japonais, on dit, on peut dire « samui » donc qui littéralement signifie « froid » mais qui en français devra être traduit « il fait froid » ou « j’ai froid », selon la nature du sujet et du complément. Et donc c’est compliqué parce que, il faut à la fois que le traducteur synthétise un maximum les informations contenues dans la phrase japonais, dans la phrase japonaise pardon, mais il doit quand même rendre une phrase française claire et suffisamment descriptive pour être comprise par le lecteur français. Donc ce sont des difficultés auxquelles j’ai affaire quotidiennement, et auxquelles j’ai des fois du mal à trouver des solutions.

En plus, en français, on a une autre difficulté, c’est que la répétition est quelque chose que l’on déteste, donc même si le sujet doit toujours être présent dans la phrase, le rappeler systématiquement c’est d’un terme… d’un point de vue stylistique, c’est habituellement peu admis, on va dire.

*Note : en français, un énoncé peut parfois se réduire à un seul mot (on appelle cela une prophrase), mais c’est généralement une réponse. Exemple :
– Comment est ce manga ?
– Excellent ! (pour : Il est excellent !)

Question 3 (10:24)

L. : Les États-Unis ont récemment remplacé la France en tant que deuxième pays consommateur de manga. Néanmoins, ce qui ne changera pas, c’est la place pionnière de la France dans l’importation et la traduction de mangas et d’animés. Moi, j’ai découvert les mangas au collège, avec Dragon Ball, il y a environ 25 ans. Et toi ?

A. : Et bien moi, ça devait être à peu près à la même période, au collège également. Je crois me souvenir que le tout premier manga que j’ai eu entre les mains s’appelait Appleseed. C’était un manga de Masamune Shirô, et il était édité en France aux éditions Glénat. Ça devrait être au début des années 90. Mais c’était il y a tellement longtemps que je ne me souviens même pas du contenu. Je ne l’ai pas relu récemment. Par contre, un manga, le premier manga que j’ai acheté et qui m’a accompagné jusqu’à aujourd’hui, je dirais que ce serait du même auteur que Dragon Ball, Docteur Slump de Akira Toriyama, qui met donc en scène le professeur Sembei Norimaki et son petit robot du nom de Aralé*. C’était à la fois drôle et bizarre et c’était formidable de découvrir ce manga. Par la suite, je me suis un peu plus intéressé aux mangas dans leur globalité et j’ai lu notamment le manga Fly !, en japonais il s’agit de Dai no daibôken qui est écrit par Riku Sanjô et Kôji Inada et qui est une histoire d’amitié qui est vraiment extraordinaire que j’ai beaucoup aimé. Et puis, ben, par la suite, j’ai grandi, j’ai découvert différentes choses et notamment une catégorie de manga que je ne connaissais pas encore, qu’on appelait déjà à l’époque le « shôjo manga », donc le manga destiné, dit-on, aux filles et j’ai découvert une autrice qui s’appelle Yuki Kaori avec le manga Angel Sanctuary qui m’a tenu en haleine de longues années.

* Pour les noms étrangers, parfois on ne fait pas l’élision à « de » pour que le nom soit bien audible et compréhensible. Ce qui n’empêche pas de dire « d’Akira Toriyama » et « d’Aralé » si on préfère.

Question 4 (13:07)

L. : Et alors, quels sont les mangas et les animés qui sont populaires aujourd’hui en France ?

A. : Alors c’est une question difficile à répondre pour moi parce que je suis toujours… je me place toujours, on va dire, du côté du public plus que du côté des éditeurs donc je n’ai pas les chiffres précisément à te communiquer, néanmoins en France en ce moment on voit beaucoup, beaucoup d’affiches d’un manga qu’on appelle en France Demon Slayer et qui est titré au Japon, Kimetsu no Yaiba, je crois, et en fait c’est l’illustration de ce qui marche particulièrement chez nous, c’est-à-dire plutôt des mangas et des animés orientés action.

Question 5 (13:58)

L. : Et quel est ton ressenti sur la situation actuelle du manga en France ?

A. : C’est vrai qu’on a appris très récemment que le marché du manga en France est passé de la deuxième position à la troisième, puisque les États-Unis ont rattrapé leur retard en redécouvrant une certaine quantité de classiques dans le manga. Cependant, de mon point de vue en tout cas, de ce que je peux en voir, j’ai l’impression que la situation est encore très très dynamique en France, qu’il n’y a pas encore de soucis pour découvrir de nouveaux auteurs. La preuve en est (que) les auteurs japonais viennent régulièrement nous voir ici en France durant les conventions, durant les festivals, et le public est toujours très réceptif, j’ai l’impression, aux nouvelles œuvres, et très en demande de nouveautés. Donc je ne pense pas qu’il y aura un recul de l’activité du manga en France particulièrement.


Questions

Questions de compréhension

  1. Quelle expression synonyme de « en règle générale » est apparue dans l’interview ?
  2. Et quelle expression synonyme de « parfois » ?
  3. Et quel mot synonyme de « un travail » ?
  4. Enfin, quelles sont les deux autres expressions synonymes de « c’est-à-dire » présentes dans le texte ?
  5. La France est-elle le deuxième marché mondial des mangas avant les États-Unis ?
  6. Le « shôjo manga » est un genre de manga destiné aux garçons ?
  7. Corrigez les phrases suivantes pour qu’elles soient vraies :
    a) Le sujet d’une proposition peut être souvent omis en français.
    b) Contrairement au japonais, la répétition est admise en français.
    c) La taille des bulles des mangas est parfois trop grande pour la traduction française.
  8. Transformez ces questions rhétoriques et leur réponse en phrases simples (sans question rhétorique).
    a) Qu’est-ce que ça veut dire être traducteur indépendant ? Ça veut dire travailler en autonomie totale.
    b) Alors pourquoi un si large éventail de temps ? Parce qu’il arrive parfois que je sois amené à faire des recherches.
  9. Transformez cette phrase en question rhétorique suivie de sa réponse.
    Les principales règles qui sont imposées par le français sont notamment la morphologie de la phrase et la construction grammaticale autour du sujet.
  10. Conjuguez correctement les verbes dans les phrases suivantes :
    a) En tant que traducteur indépendant, il arrive qu’on (être) parfois isolé.
    b) Il faut adapter le texte japonais, pour que les francophones (pouvoir) bien le comprendre.

Les bonnes réponses se trouvent en page 2 !

Pour le débat et la discussion

  1. Présentez un manga que vous trouvez intéressant (vous n’êtes pas obligé de l’aimer !). Qui est le dessinateur (ou la dessinatrice) ? Le ou la scénariste ? Est-il fini ou en cours de publication ? Résumez son histoire. Parlez des personnages. Pourquoi l’aimez-vous ? Pourquoi vous ne l’aimez pas ? Est-ce qu’il a été adapté en série animée, en film ou en jeu vidéo ?
  2. Comparez un volume d’un manga japonais et un volume d’une BD franco-belge (Astérix, Tintin, Les Schtroumpfs…). Quelles sont les différences ? (Format, prix, visuel, organisation des cases, nombre de pages…)
  3. Le manga et l’animation japonaises ont beaucoup influencé la BD franco-belge actuelle. Donnez des exemples en recherchant sur internet.
  4. L’édition des mangas est très segmentée, avec pour beaucoup d’œuvres leur public assez précis, ou leur thème bien délimité. Les planches montrées dans la vidéo appartiennent par exemple à un manga qui traite de cuisine, Mister Ajikko (traduit en 2019 chez Black Box), dont l’adaptation en série animée a été diffusée sur TF1 dans les années 90 (Le petit chef). Connaissez-vous d’autres mangas qui parlent de thèmes très spécifiques, ou bien qui ciblent un public particulier ?

Les médias sociaux

▶Assimiler le vocabulaire des réseaux sociaux
▶Isoler différentes thématiques concernant les médias sociaux
▶Opposer qualités et défauts des médias sociaux

Sommaire

  1. Vocabulaire
  2. Grammaire
  3. Vidéo
  4. Transcription
  5. Questions
  6. Réponses aux questions de compréhension (page 2)

Vocabulaire

Prononciation du vocabulaire en gras 太字の語彙の発音
sensibiliser関心を持たせる
connecter, se connecter, la connexion, (adj.) connecté(e)接続する、サインインする、接続、繋がっている
être joignable / rester joignable連絡がとれる状態でいる
partager des contenusコンテンツをシェアする(共有する)
les médias sociaux
(Facebook, Twitter, Line…)
ソーシャル・メディア(SNS)
les réseaux sociaux
on utilise fréquemment l’expression « réseaux sociaux » à la place de « médias sociaux ».
ソーシャル・ネットワーク、<よく上の「SNS」の意味でつかわれる>
les médias traditionnels
(journaux papiers, revues, télévision, radio…)
伝統的メディア
(新聞、雑誌、TV、ラジオ等)
un internaute
internet + ~naute (cosmonaute, astronaute…)
ネチズン、インターネット利用者
un particulier
= un individu
私人、一個人
une discussion, un message, un commentaire, un « j’aime »ディスカッション、メッセージ、コメント、「いいね」
un effet bénéfique, un effet néfaste ; une qualité, un défaut ; un avantage, un inconvénient良い効果・悪い効果、長所・短所、利点・欠点
la dépendance, l’addiction依存、中毒
le défilement infini, (adj.) chronophage無限に続くスクロール、時間を浪費させる
une information de qualité ; une information de mauvaise qualité, la désinformation良質の情報・質の悪い情報、
情報の歪曲
un buzz (faire un/le buzz)バズ(バズる)
un fait divers
(des faits divers)
三面記事
le bouche-à-oreille口コミ
quasi
= presque
ほとんど、ほぼ

Les points de grammaire

Prépositions

  1. être muni de, être doté de, être pourvu de
  2. être dépourvu de
  3. capter l’attention de quelqu’un, attirer l’attention de quelqu’un, interpeler (interpeller) quelqu’un
  4. avoir tendance à (+ article défini et nom, ou verbe)
  5. la dépendance à, l’addiction à ; être dépendant de (être addict à)

Adjectif indéfini : tel

tel, telle, tels, telles

L’adjectif « tel » se place devant un nom (une personne ou une chose) et s’accorde avec lui . « Telle église », « tel restaurant »… Cela signifie dans ce cas : « une église particulière », « un restaurant particulier », mais sans définir quelle église ou quel restaurant.

Pronoms

Pronoms démonstratifs : celui-ci, celui-là / celle-ci, celle-là / ceux-ci, ceux-là / celles-ci, celles-là

Il y a deux chaises. Moi je prends celle-ci (proche de « je »), toi tu prends celle-là (moins proche).

Alexandre et Julien sont étudiants. Celui-ci (le deuxième, Julien) en philosophie, celui-là (le premier, Alexandre) en commerce.

Vidéo

Pour ouvrir la vidéo directement sur YouTube dans un nouvel onglet, cliquez ici.

Transcription

Prologue

Bonjour ! Vous allez bien ? Aujourd’hui, je vais vous parler des médias sociaux, autrement dit, les réseaux sociaux.

Le saviez-vous ? En 1947, certains imaginaient le futur comme ça…

[Extrait « La télévision : l’œil de demain » (1947), source : archives INA]

Puis, on fera des postes récepteurs de télévision bijoux, comme il y a des postes de TSF bijoux, des postes de poche, grands comme une lampe électrique. Plus besoin d’acheter un journal, on se branchera sur l’émission d’information, ou sur l’éditorial politique, ou sur la chronique de mode, ou sur le compte-rendu sportif, voire même sur un problème de mots croisés. Et la rue présentera un singulier spectacle.

Naturellement, dans le métro, on lira le poste du voisin par-dessus son épaule, et il y aura des faits divers tellement passionnants, que…

Et je ne parle pas du feuilleton. « Il était devant elle, elle était devant lui. Ils étaient l’un devant l’autre. Heureux de se sentir émus, émus de se sentir heureux. »

La télévision sera pour tous un besoin plus impérieux encore qu’aujourd’hui le cinéma ou la radio. Toutes les voitures seront munies d’un poste récepteur. Espérons qu’il n’y aura pas souvent de mauvaises nouvelles susceptibles d’affoler les conducteurs impressionnables.

Et la petite provinciale romantique n’aura pas besoin de venir à Paris pour y rencontrer son idole. Elle l’aura sur sa table de nuit.

Personne n’y échappera, et les ministres de demain, au lieu d’être choisis comme ceux d’aujourd’hui, pour leur valeur, leur intelligence, leur dévouement à la cause publique, seront choisis pour la séduction de leur sourire et le velouté de leurs yeux.

« Le pays, je le dis comme je le pense, mes chers concitoyens, a droit à la vérité. Nous sommes à un tournant de notre histoire. L’époque est cruciale, et toutes ces questions doivent être reconsidérées. Citoyens… » Dis maman, c’est à ce parti-là que je veux adhérer !

1. Esclaves de nos smartphones connectés ?

Incroyable, n’est-ce pas ? Et vous, pourriez-vous vous passer de votre téléphone portable et d’Internet pendant une journée entière ?

Bien que cela ne soit pas impossible, c’est très difficile. Notre smartphone reste à portée de main même lorsqu’on fait autre chose, comme regarder la télévision, lire un livre, jouer aux jeux vidéo ou manger. Et perdre son smartphone, ou simplement en être séparé, sont pour la plupart des gens des situations angoissantes.

2. Des relations sociales 2.0 dues à l’omniprésence d’Internet

Les relations sociales ont également évolué avec l’omniprésence d’Internet et du téléphone portable doté d’un appareil photo ou d’une caméra. Au cœur de cette nouvelle dynamique du lien social se trouvent les médias sociaux. Ceux-ci servent à faire une multitude de choses : contacter des amis, des entreprises, des services, fixer des rendez-vous, informer, s’informer et réagir à l’actualité, interpeler ses amis ou le public, s’exprimer, parler de ce qu’on aime, rassurer ses proches, partager des contenus avec les autres, comme des photos, des vidéos ou des pensées personnelles, suivre des personnes connues, des personnalités, ou, au contraire, rencontrer des personnes inconnues…

Ainsi, les médias sociaux décuplent nos possibilités de communication et d’échanges humains.

En revanche, ils ne sont pas dépourvus d’effets néfastes sur nous.

3. Les pièges des médias sociaux

D’abord, ils peuvent influencer nos manières de vivre et de se conduire. On se déplace dans tel endroit, on fait telle chose, uniquement dans le but de publier des photos tendance sur Instagram ou Pinterest. Par conséquent, les médias sociaux nourrissent nos penchants narcissiques et exhibitionnistes, ce qui n’est pas vraiment une bonne chose.

Puis, ils font tout pour capter notre attention le plus possible, avec leurs couleurs et leurs sons agréables, avec des notifications et des rappels. Comme l’information qu’ils relaient est infinie et sans cesse mise à jour par des milliers d’utilisateurs, leur utilisation peut devenir également extrêmement chronophage. On n’arrive jamais à la fin du défilement infini !

Ensuite, ils peuvent entraîner dépendance et addiction. On peut se sentir obligé de participer à toutes les discussions, de vérifier fréquemment si on n’a pas reçu de nouveau message, de commentaire ou de « j’aime ». Cette incertitude, ce va-et-vient entre satisfaction et frustration, est justement ce qui provoque chez certains une addiction aux médias sociaux.

Enfin, eux qui sont gratuits pour les utilisateurs vivent grâce à la publicité. Cette publicité personnalisée selon nos goûts, en fonction des données recueillies sur notre smartphone, est omniprésente.

4. Séparer l’info de l’intox : une tâche devenue difficile

Mais ce qui fait aujourd’hui débat, c’est surtout la question de la qualité de l’information sur les médias sociaux. En effet, l’information diffusée sur les médias sociaux est problématique, d’une part, parce qu’elle est trop souvent fragmentaire, et d’autre part, parce que son authenticité n’est pas toujours établie.

Qui a pris telle photo ? Où et quand ? N’a-t-elle pas été manipulée numériquement, modifiée ? Idem pour telle vidéo : n’a-t-on pas supprimé une partie des événements ? Et pour tel texte et telle citation : n’a-t-on pas enlevé une partie de son contexte ?

Les médias sociaux ont donc tendance à être considérés comme peu sûrs et douteux.

En fait, il serait plus juste de dire que l’on trouve de tout sur les médias sociaux, et que l’information de qualité y côtoie l’information de mauvaise qualité, voire la désinformation. Cette mixité de la qualité de l’information est à l’image de la mixité de ses utilisateurs : présidents, hommes politiques, extrême droite, néolibéraux, extrême gauche, multimillionnaires, personnalités, professeurs, scientifiques, étudiants, marques, consommateurs, journalistes professionnels et amateurs, Monsieur et Madame Tout-le-monde…

5. La légitimité des médias traditionnels remise en cause

Cependant, il ne faudrait pas conclure de cela que les médias traditionnels sont les seuls garants d’une information de qualité. Toutes les chaînes télévisées, les émissions, les journaux, les magazines et les revues ont une ligne éditoriale et des propriétaires, qu’ils soient le gouvernement ou des sociétés privées. Les journalistes qui y travaillent ont aussi leur propre subjectivité. Tout cela influence de manière complexe le contenu de l’information transmise au public.

Les médias traditionnels sont aussi dépendants de l’argent que les médias sociaux. Ils demandent une souscription ou bien affichent de la publicité. Ils peuvent aussi faire les deux. Parfois, pour attirer l’attention du public, les médias traditionnels recherchent le buzz. D’autres fois, ils captent l’attention avec un titre accrocheur ou une image choquante, sans proposer de véritable contenu. Enfin, il peut arriver qu’ils se contentent de transmettre un message sans critique ni analyse, qu’ils ne citent que les données qui vont dans leur sens, ou bien qu’ils ne relaient tout simplement pas certaines informations ou actualités.

6. Les médias sociaux prennent l’ascendant sur les médias traditionnels

En réalité, en ce qui concerne les voyages, le shopping, la nourriture, la cuisine, et les loisirs, il semblerait que les gens fassent d’ores et déjà davantage confiance à d’autres particuliers plutôt qu’aux médias traditionnels et aux journalistes professionnels. Le bouche-à-oreille passe aujourd’hui par les médias sociaux, les blogs et les évaluations individuelles sur les sites de vente en ligne. Ainsi, il n’est pas étonnant de voir de plus en plus les médias traditionnels relayer des informations apparues sur les médias sociaux, comme des vidéos, des photos ou des exclamations d’hommes politiques, par exemple. L’information n’est plus proposée unilatéralement comme avant, des journalistes professionnels vers le public. Les internautes, munis de leur smartphone avec caméra, deviennent eux aussi des informateurs, et révèlent parfois des choses que le public ignorerait autrement.

7. Des outils d’émancipation, à condition de ne pas se laisser enfermer dans une bulle

On peut aussi ajouter que les médias sociaux permettent d’initier et de conduire des actions politiques lorsque les voies traditionnelles semblent inefficaces ou inaccessibles. Le mouvement #MeToo de 2017, c’est-à-dire les dénonciations en chaîne de harcèlements sexuels, en sont un exemple, comme les mouvements de cette année dénonçant le racisme et les violences policières.

Dans les médias traditionnels, on condamne souvent les médias sociaux, alors que l’actualité passe beaucoup par ceux-ci avant ceux-là.

Néanmoins, il est nécessaire de réfléchir sur la responsabilité vis-à-vis de leurs contenus des sociétés comme Facebook ou Twitter, et deuxièmement d’éduquer les adolescents comme les adultes, à l’utilisation de médias qui peuvent soit les ouvrir sur le monde, soit les enfermer dans une bulle idéologique.

Si on constate déjà que des entreprises sanctionnent plus ou moins les messages racistes ou incitant à la violence comme l’a fait par exemple Twitter à propos d’un message du Président des États-Unis, Donald Trump, beaucoup reste à faire. De plus, les algorithmes de ces applications qui personnalisent au maximum l’expérience de l’utilisateur et les contenus affichés chez chacun sont de véritables obstacles à la diversité et à l’ouverture de pensée.

Et vous, avez-vous déjà réfléchi aux qualités et aux défauts des médias sociaux ?

Si j’en ai oublié, faites-m’en part dans les commentaires !

Au revoir, à bientôt !


Questions

Questions de compréhension

  1. Quels sont les deux aspects de la société contemporaine qui apparaissent dans l’extrait en noir et blanc de « La télévision : œil de demain » ?
    a) la société de consommation
    b) la société de l’information
    c) la société du spectacle.
  2. L’objet qui apparaît dans l’extrait vidéo fait immédiatement penser au smartphone. Pourtant, il lui manque une certaine fonction importante pour être vraiment un smartphone. Laquelle ?
  3. Complétez le texte avec les mots suivants (faites les modifications qui conviennent) : la connexion, par exemple, sensibiliser, fréquent, se connecter, au quotidien, prendre des mesures, être, quasi, rester joignable, grâce à, d’un autre côté, de plus en plus.

    D’un côté, des médecins, des scientifiques et des organisations gouvernementales _________________________ le public sur les dangers d’une utilisation trop _________________________ des téléphones portables ou d’Internet. Mais _________________________, les institutions officielles et les entreprises demandent aussi _________________________ aux gens de _________________________ : pour les formalités administratives ou bancaires, pour le travail, ou plus récemment pour _________________________ contre le coronavirus, _________________________. Aujourd’hui, que l’on _________________________ employé ou sans-emploi, chef d’entreprise ou réfugié, le smartphone et sa _________________________ à Internet sont devenus nécessaires _________________________ pour travailler, chercher un emploi, contacter sa famille et ses amis, ou simplement _________________________. Internet et le smartphone, _________________________ leur multifonctionnalité, sont devenus des outils _________________________ indispensables dans la vie de tous les jours.
  4. En regardant les informations postées par des particuliers sur Twitter (en bas), repérez et expliquez quels sont les problèmes dans les informations diffusées sur LCI (en haut à gauche) et BFM TV (en haut à droite) (Cf. image ci-dessous)

Vous trouverez les réponses page 2 !

Pour le débat et la discussion

  1. Selon l’extrait de 1947, quel changement va provoquer cette télévision portable sur la politique ?
  2. Aujourd’hui en 2020, est-ce devenu une réalité (ou non) avec le smartphone ?
  3. Connaissez-vous d’autres avantages et d’autres inconvénients des médias sociaux ?
  4. En quoi la personnalisation de l’expérience utilisateur sur les médias sociaux tels que Facebook ou Instagram peut-elle devenir un problème ?
  5. Comparez les paroles du politicien Christian Jacob (Les Républicains, parti politique de droite) et les 3 extraits qui suivent (sources : Le Monde et réseaux sociaux). Qu’en pensez-vous ? A votre avis, quel a été le rôle des médias sociaux dans ces 3 affaires de violences policières ?

Notre-Dame de Paris

▶Découvrir l’histoire de Notre-Dame
▶Parler des problèmes touchant le patrimoine historique

Sommaire

  1. Vocabulaire
  2. Vidéo
  3. Transcription
  4. Questions
  5. Pour approfondir
  6. Réponses aux questions de compréhension (page 2)

Vocabulaire

être délaissé
être victime de dégradations/subir des dégradations (de la part de)
être détruit, la destruction
conserver, la conservation
préserver, la préservation
reconstruire, la reconstruction
restaurer, la restauration
réparer, la réparation
un bâtiment, un édifice, une construction
un monument

Vidéo

Transcription

Bonjour. Dans cette vidéo, je vais vous présenter rapidement Notre-Dame de Paris.

La cathédrale Notre-Dame de Paris a été construite au Moyen Âge, entre les 12e et 14e siècles.

Après le Moyen Âge, à la Renaissance, les vieux édifices religieux étaient souvent délaissés car ils avaient perdu les faveurs du public. De plus, à la Révolution, les églises étaient souvent victimes de dégradations de la part des révolutionnaires, opposés au roi et donc à l’Église catholiques. La cathédrale Notre-Dame servit alors pendant un temps de simple entrepôt à vins.

Après le couronnement de Napoléon à la cathédrale en 1804, et pendant tout le 19e siècle, des artistes et des écrivains ont œuvré pour la réévaluation des anciens édifices du Moyen Âge. En effet, les artistes romantiques défendaient les valeurs artistiques et historiques de ces vieux édifices. Le roman Notre-Dame de Paris de Victor Hugo en est le grand symbole.

Grâce à ce mouvement, les bâtiments délaissés ont retrouvé l’attention du public. Finalement, l’architecte Viollet-le-Duc dirigea la restauration générale de la cathédrale pendant 20 ans, à partir de 1844, et fit construire une nouvelle flèche.

Toutefois, certains d’entre vous doivent s’en souvenir, un incendie a eu lieu à Notre-Dame en avril 2019. Une partie du toit et la flèche ont été détruites. Comme Notre-Dame est un bâtiment extrêmement important pour l’histoire de France et la culture française, ce fut un événement tragique.

Par la suite, beaucoup d’architectes ont envoyé des propositions de reconstruction au gouvernement. Le premier, à gauche, est un projet de jardin sur le toit de la cathédrale. Le deuxième, à droite, est un projet de toit surmonté d’une flèche en verre.

D’un côté, il y a eu beaucoup de propositions novatrices, mais d’un autre côté, beaucoup de gens voudraient une restauration plus sobre, comme une simple réparation du toit sans nouvelle flèche.

Faut-il préserver les monuments, les garder en l’état pour conserver le passé ? Ou bien faut-il les transformer pour qu’ils restent des symboles culturels vivants ? Répondre à ces questions est difficile.

Voilà. Ma courte présentation de Notre-Dame et de son actualité s’arrête ici. A bientôt !

Questions

Questions de compréhension

  1. Notre-Dame de Paris _______________ au Moyen Âge.
    a) a été victime de dégradations
    b) a perdu les faveurs du public
    c) a été construite
  2. A la Renaissance, elle ____________ .
    a) a été victime de dégradations
    b) a perdu les faveurs du public
    c) a été construite
  3. A la Révolution française, Notre-Dame de Paris __________________ .
    a) a été victime de dégradations
    b) a perdu les faveurs du public
    c) a été construite
  4. Quel mouvement artistique et culturel a permis à la cathédrale Notre-Dame de retrouver l’intérêt du public ?
  5. Quand est-ce que la cathédrale a été restaurée ?

Allez en page 2 pour voir les réponses !

Pour le débat et la discussion

  1. Faut-il reconstruire les monuments à l’identique ou transformer le patrimoine ?
  2. Si vous étiez architecte, quelle proposition feriez-vous pour Notre-Dame de Paris et pourquoi ?

Pour approfondir

  1. Dossier sur l’histoire de la cathédrale Notre-Dame sur le site Passerelle(s) BnF.
  2. Compilation de propositions soumises pour la reconstruction de la cathédrale (en anglais) :