Les médias sociaux

Les relations sociales et l’information à l’âge d’Internet et du smartphone. Dans cette vidéo accompagnée de sa transcription, on évoque les problèmes et les usages des médias sociaux (réseaux sociaux).
インターネットとスマートフォンの時代における社会と情報がテーマです。ソーシャル・メディア(SNS)における問題や、その使い方を取り上げます。書き起こし文が付いています。

Sommaire

  1. Objectifs pédagogiques
  2. Mode d’emploi
  3. Vocabulaire
  4. Grammaire
  5. Vidéo
  6. Transcription
  7. Questions de compréhension
  8. Pour le débat et la discussion
  9. Réponses aux questions de compréhension (page 2)

Objectifs pédagogiques

  1. Isoler différentes thématiques concernant les médias sociaux
  2. Opposer qualités et défauts
  3. Parler des problèmes des médias sociaux mais aussi de leur rôle majeur aujourd’hui
  1. ソーシャル・メディアに関するいくつかの問題の切り口を把握する。
  2. 長所と短所を対立させる。
  3. ソーシャル・メディアに関する問題と、ソーシャル・メディアが現代のおいて占める重要な役割について話す。

Mode d’emploi 活用のしかた

Tout d’abord, prenez le temps de découvrir le vocabulaire et de vous familiariser avec quelques éléments de grammaire.
Puis, regardez la vidéo. Vous pouvez afficher les sous-titres français, anglais ou japonais. La transcription est visible sous la vidéo pour vous aider.
Pour finir, répondez aux questions posées en bas de la page ! Vous trouverez d’abord des questions de compréhension corrigées, puis des questions ouvertes, sans réponses, pour le débat.

まず、重要語彙に目を通し、文法事項を確認してください。
次に、動画を視聴してください。フランス語・英語・日本語の字幕を表示できます。なお、動画のすぐ下には、書きおこしが掲載されています。
最後に、ページ下部にある問題をフランス語で解いてみましょう! 前半のリスニングの質問の解答は2頁目にあります。後半の問題は正解のある問題ではなく、ディベートや会話のための手がかりのためのものです。

全部を理解することを目指してもよいですが、新しい表現や動詞の活用を覚えるだけにとどめてもよいでしょう。少し時間を置いてからまた同じページや動画を閲覧し、フランス語を上達させていってください!

Vocabulaire

Prononciation du vocabulaire en gras 太字の語彙の発音
sensibiliser関心を持たせる
connecter, se connecter, la connexion, (adj.) connecté(e)接続する、サインインする、接続、繋がっている
être joignable / rester joignable連絡がとれる状態でいる
partager des contenusコンテンツをシェアする(共有する)
les médias sociaux
(Facebook, Twitter, Line…)
ソーシャル・メディア(SNS)
les réseaux sociaux
on utilise fréquemment l’expression « réseaux sociaux » à la place de « médias sociaux ».
ソーシャル・ネットワーク、<よく上の「SNS」の意味でつかわれる>
les médias traditionnels
(journaux papiers, revues, télévision, radio…)
伝統的メディア
(新聞、雑誌、TV、ラジオ等)
un internaute
internet + ~naute (cosmonaute, astronaute…)
ネチズン、インターネット利用者
un particulier
= un individu
私人、一個人
une discussion, un message, un commentaire, un « j’aime »ディスカッション、メッセージ、コメント、「いいね」
un effet bénéfique, un effet néfaste ; une qualité, un défaut ; un avantage, un inconvénient良い効果・悪い効果、長所・短所、利点・欠点
la dépendance, l’addiction依存、中毒
le défilement infini, (adj.) chronophage無限に続くスクロール、時間を浪費させる
une information de qualité ; une information de mauvaise qualité, la désinformation良質の情報・質の悪い情報、
情報の歪曲
un buzz (faire un/le buzz)バズ(バズる)
un fait divers
(des faits divers)
三面記事
le bouche-à-oreille口コミ
quasi
= presque
ほとんど、ほぼ

Grammaire

Prépositions

  1. être muni de, être doté de, être pourvu de
  2. être dépourvu de
  3. capter l’attention de quelqu’un, attirer l’attention de quelqu’un, interpeler (interpeller) quelqu’un
  4. avoir tendance à (+ article défini et nom, ou verbe)
  5. la dépendance à, l’addiction à ; être dépendant de (être addict à)

Adjectif indéfini : tel

tel, telle, tels, telles

L’adjectif « tel » se place devant un nom (une personne ou une chose) et s’accorde avec lui . « Telle église », « tel restaurant »… Cela signifie dans ce cas : « une église particulière », « un restaurant particulier », mais sans définir quelle église ou quel restaurant.

Pronoms

Pronoms démonstratifs : celui-ci, celui-là / celle-ci, celle-là / ceux-ci, ceux-là / celles-ci, celles-là

Il y a deux chaises. Moi je prends celle-ci (proche de « je »), toi tu prends celle-là (moins proche).

Alexandre et Julien sont étudiants. Celui-ci (le deuxième, Julien) en philosophie, celui-là (le premier, Alexandre) en commerce.

Pronom personnel tonique + proposition relative = sujet

Lui dont les parents sont millionnaires se fait passer pour un « self made man »…

Toi qui ne fais rien, passe l’aspirateur !

Vidéo

Pour ouvrir la vidéo directement sur YouTube dans un nouvel onglet, cliquez ici.

Transcription

Prologue

Bonjour ! Vous allez bien ? Aujourd’hui, je vais vous parler des médias sociaux, autrement dit, les réseaux sociaux.

Le saviez-vous ? En 1947, certains imaginaient le futur comme ça…

[Extrait « La télévision : l’œil de demain » (1947), source : archives INA]

Puis, on fera des postes récepteurs de télévision bijoux, comme il y a des postes de TSF bijoux, des postes de poche, grands comme une lampe électrique. Plus besoin d’acheter un journal, on se branchera sur l’émission d’information, ou sur l’éditorial politique, ou sur la chronique de mode, ou sur le compte-rendu sportif, voire même sur un problème de mots croisés. Et la rue présentera un singulier spectacle.

Naturellement, dans le métro, on lira le poste du voisin par-dessus son épaule, et il y aura des faits divers tellement passionnants, que…

Et je ne parle pas du feuilleton. « Il était devant elle, elle était devant lui. Ils étaient l’un devant l’autre. Heureux de se sentir émus, émus de se sentir heureux. »

La télévision sera pour tous un besoin plus impérieux encore qu’aujourd’hui le cinéma ou la radio. Toutes les voitures seront munies d’un poste récepteur. Espérons qu’il n’y aura pas souvent de mauvaises nouvelles susceptibles d’affoler les conducteurs impressionnables.

Et la petite provinciale romantique n’aura pas besoin de venir à Paris pour y rencontrer son idole. Elle l’aura sur sa table de nuit.

Personne n’y échappera, et les ministres de demain, au lieu d’être choisis comme ceux d’aujourd’hui, pour leur valeur, leur intelligence, leur dévouement à la cause publique, seront choisis pour la séduction de leur sourire et le velouté de leurs yeux.

« Le pays, je le dis comme je le pense, mes chers concitoyens, a droit à la vérité. Nous sommes à un tournant de notre histoire. L’époque est cruciale, et toutes ces questions doivent être reconsidérées. Citoyens… » Dis maman, c’est à ce parti-là que je veux adhérer !

1. Esclaves de nos smartphones connectés ?

Incroyable, n’est-ce pas ? Et vous, pourriez-vous vous passer de votre téléphone portable et d’Internet pendant une journée entière ?

Bien que cela ne soit pas impossible, c’est très difficile. Notre smartphone reste à portée de main même lorsqu’on fait autre chose, comme regarder la télévision, lire un livre, jouer aux jeux vidéo ou manger. Et perdre son smartphone, ou simplement en être séparé, sont pour la plupart des gens des situations angoissantes.

2. Des relations sociales 2.0 dues à l’omniprésence d’Internet

Les relations sociales ont également évolué avec l’omniprésence d’Internet et du téléphone portable doté d’un appareil photo ou d’une caméra. Au cœur de cette nouvelle dynamique du lien social se trouvent les médias sociaux. Ceux-ci servent à faire une multitude de choses : contacter des amis, des entreprises, des services, fixer des rendez-vous, informer, s’informer et réagir à l’actualité, interpeler ses amis ou le public, s’exprimer, parler de ce qu’on aime, rassurer ses proches, partager des contenus avec les autres, comme des photos, des vidéos ou des pensées personnelles, suivre des personnes connues, des personnalités, ou, au contraire, rencontrer des personnes inconnues…

Ainsi, les médias sociaux décuplent nos possibilités de communication et d’échanges humains.

En revanche, ils ne sont pas dépourvus d’effets néfastes sur nous.

3. Les pièges des médias sociaux

D’abord, ils peuvent influencer nos manières de vivre et de se conduire. On se déplace dans tel endroit, on fait telle chose, uniquement dans le but de publier des photos tendance sur Instagram ou Pinterest. Par conséquent, les médias sociaux nourrissent nos penchants narcissiques et exhibitionnistes, ce qui n’est pas vraiment une bonne chose.

Puis, ils font tout pour capter notre attention le plus possible, avec leurs couleurs et leurs sons agréables, avec des notifications et des rappels. Comme l’information qu’ils relaient est infinie et sans cesse mise à jour par des milliers d’utilisateurs, leur utilisation peut devenir également extrêmement chronophage. On n’arrive jamais à la fin du défilement infini !

Ensuite, ils peuvent entraîner dépendance et addiction. On peut se sentir obligé de participer à toutes les discussions, de vérifier fréquemment si on n’a pas reçu de nouveau message, de commentaire ou de « j’aime ». Cette incertitude, ce va-et-vient entre satisfaction et frustration, est justement ce qui provoque chez certains une addiction aux médias sociaux.

Enfin, eux qui sont gratuits pour les utilisateurs vivent grâce à la publicité. Cette publicité personnalisée selon nos goûts, en fonction des données recueillies sur notre smartphone, est omniprésente.

4. Séparer l’info de l’intox : une tâche devenue difficile

Mais ce qui fait aujourd’hui débat, c’est surtout la question de la qualité de l’information sur les médias sociaux. En effet, l’information diffusée sur les médias sociaux est problématique, d’une part, parce qu’elle est trop souvent fragmentaire, et d’autre part, parce que son authenticité n’est pas toujours établie.

Qui a pris telle photo ? Où et quand ? N’a-t-elle pas été manipulée numériquement, modifiée ? Idem pour telle vidéo : n’a-t-on pas supprimé une partie des événements ? Et pour tel texte et telle citation : n’a-t-on pas enlevé une partie de son contexte ?

Les médias sociaux ont donc tendance à être considérés comme peu sûrs et douteux.

En fait, il serait plus juste de dire que l’on trouve de tout sur les médias sociaux, et que l’information de qualité y côtoie l’information de mauvaise qualité, voire la désinformation. Cette mixité de la qualité de l’information est à l’image de la mixité de ses utilisateurs : présidents, hommes politiques, extrême droite, néolibéraux, extrême gauche, multimillionnaires, personnalités, professeurs, scientifiques, étudiants, marques, consommateurs, journalistes professionnels et amateurs, Monsieur et Madame Tout-le-monde…

5. La légitimité des médias traditionnels remise en cause

Cependant, il ne faudrait pas conclure de cela que les médias traditionnels sont les seuls garants d’une information de qualité. Toutes les chaînes télévisées, les émissions, les journaux, les magazines et les revues ont une ligne éditoriale et des propriétaires, qu’ils soient le gouvernement ou des sociétés privées. Les journalistes qui y travaillent ont aussi leur propre subjectivité. Tout cela influence de manière complexe le contenu de l’information transmise au public.

Les médias traditionnels sont aussi dépendants de l’argent que les médias sociaux. Ils demandent une souscription ou bien affichent de la publicité. Ils peuvent aussi faire les deux. Parfois, pour attirer l’attention du public, les médias traditionnels recherchent le buzz. D’autres fois, ils captent l’attention avec un titre accrocheur ou une image choquante, sans proposer de véritable contenu. Enfin, il peut arriver qu’ils se contentent de transmettre un message sans critique ni analyse, qu’ils ne citent que les données qui vont dans leur sens, ou bien qu’ils ne relaient tout simplement pas certaines informations ou actualités.

6. Les médias sociaux prennent l’ascendant sur les médias traditionnels

En réalité, en ce qui concerne les voyages, le shopping, la nourriture, la cuisine, et les loisirs, il semblerait que les gens fassent d’ores et déjà davantage confiance à d’autres particuliers plutôt qu’aux médias traditionnels et aux journalistes professionnels. Le bouche-à-oreille passe aujourd’hui par les médias sociaux, les blogs et les évaluations individuelles sur les sites de vente en ligne. Ainsi, il n’est pas étonnant de voir de plus en plus les médias traditionnels relayer des informations apparues sur les médias sociaux, comme des vidéos, des photos ou des exclamations d’hommes politiques, par exemple. L’information n’est plus proposée unilatéralement comme avant, des journalistes professionnels vers le public. Les internautes, munis de leur smartphone avec caméra, deviennent eux aussi des informateurs, et révèlent parfois des choses que le public ignorerait autrement.

7. Des outils d’émancipation, à condition de ne pas se laisser enfermer dans une bulle

On peut aussi ajouter que les médias sociaux permettent d’initier et de conduire des actions politiques lorsque les voies traditionnelles semblent inefficaces ou inaccessibles. Le mouvement #MeToo de 2017, c’est-à-dire les dénonciations en chaîne de harcèlements sexuels, en sont un exemple, comme les mouvements de cette année dénonçant le racisme et les violences policières.

Dans les médias traditionnels, on condamne souvent les médias sociaux, alors que l’actualité passe beaucoup par ceux-ci avant ceux-là.

Néanmoins, il est nécessaire de réfléchir sur la responsabilité vis-à-vis de leurs contenus des sociétés comme Facebook ou Twitter, et deuxièmement d’éduquer les adolescents comme les adultes, à l’utilisation de médias qui peuvent soit les ouvrir sur le monde, soit les enfermer dans une bulle idéologique.

Si on constate déjà que des entreprises sanctionnent plus ou moins les messages racistes ou incitant à la violence comme l’a fait par exemple Twitter à propos d’un message du Président des États-Unis, Donald Trump, beaucoup reste à faire. De plus, les algorithmes de ces applications qui personnalisent au maximum l’expérience de l’utilisateur et les contenus affichés chez chacun sont de véritables obstacles à la diversité et à l’ouverture de pensée.

Et vous, avez-vous déjà réfléchi aux qualités et aux défauts des médias sociaux ?

Si j’en ai oublié, faites-m’en part dans les commentaires !

Au revoir, à bientôt !


Questions de compréhension

  1. Quels sont les deux aspects de la société contemporaine qui apparaissent dans l’extrait en noir et blanc de « La télévision : œil de demain » ?
    a) la société de consommation
    b) la société de l’information
    c) la société du spectacle.
  2. L’objet qui apparaît dans l’extrait vidéo fait immédiatement penser au smartphone. Pourtant, il lui manque une certaine fonction importante pour être vraiment un smartphone. Laquelle ?
  3. Complétez le texte avec les mots suivants (faites les modifications qui conviennent) : la connexion, par exemple, sensibiliser, fréquent, se connecter, au quotidien, prendre des mesures, être, quasi, rester joignable, grâce à, d’un autre côté, de plus en plus.

    D’un côté, des médecins, des scientifiques et des organisations gouvernementales _________________________ le public sur les dangers d’une utilisation trop _________________________ des téléphones portables ou d’Internet. Mais _________________________, les institutions officielles et les entreprises demandent aussi _________________________ aux gens de _________________________ : pour les formalités administratives ou bancaires, pour le travail, ou plus récemment pour _________________________ contre le coronavirus, _________________________. Aujourd’hui, que l’on _________________________ employé ou sans-emploi, chef d’entreprise ou réfugié, le smartphone et sa _________________________ à Internet sont devenus nécessaires _________________________ pour travailler, chercher un emploi, contacter sa famille et ses amis, ou simplement _________________________. Internet et le smartphone, _________________________ leur multifonctionnalité, sont devenus des outils _________________________ indispensables dans la vie de tous les jours.
  4. En regardant les informations postées par des particuliers sur Twitter (en bas), repérez et expliquez quels sont les problèmes dans les informations diffusées sur LCI (en haut à gauche) et BFM TV (en haut à droite) (Cf. image ci-dessous)

Vous trouverez les réponses page 2 !

Pour le débat et la discussion

Lecture des questions 質問の発音
  1. Selon l’extrait de 1947, quel changement va provoquer cette télévision portable sur la politique ?
  2. Aujourd’hui en 2020, est-ce devenu une réalité (ou non) avec le smartphone ?
  3. Connaissez-vous d’autres avantages et d’autres inconvénients des médias sociaux ?
  4. En quoi la personnalisation de l’expérience utilisateur sur les médias sociaux tels que Facebook ou Instagram peut-elle devenir un problème ?
  5. Comparez les paroles du politicien Christian Jacob (Les Républicains, parti politique de droite) et les 3 extraits qui suivent (sources : Le Monde et réseaux sociaux). Qu’en pensez-vous ? A votre avis, quel a été le rôle des médias sociaux dans ces 3 affaires de violences policières ?